(photo JC Gutner)
(photo JC Gutner)

Jusqu’au 19 octobre, jour de la grande finale de cette édition 2020 du Concours de Meilleur Caviste de France, nous vous présentons chacun des huit finalistes de la compétition. Aujourd’hui, portrait de David Morin, caviste à La Cave de Villiers sur Marne, à Villiers sur Marne (94).

David Morin, pouvez-vous vous présenter et exposer brièvement votre parcours ?
J’ai 36 ans. A la base, j’ai une formation de technicien viti-œno. Je me suis essayé à la vinification dans l’hémisphère nord, où j’ai œuvré dans le Bordelais et le Val-de-Loire, et dans l’hémisphère sud, trois fois en Australie et une fois en Nouvelle-Zélande. Je suis caviste depuis 2010, j’ai officié pendant sept ans comme chef de cave au sein de la maison Hédiard à Paris. C’est en mars 2018 que j’ai créé ma propre enseigne, La Cave de Villiers Sur Marne, à l’est de Paris.

Comment est née votre passion pour le vin ?
On peut le dire, j’étais un cancre à l’école. Par le biais de ma famille, j’ai fait un stage dans le vin à l’âge de quatorze ans, et ça a été la révélation ! J’ai donc passé mes diplômes de bac pro puis BTS vigne et vin. Je voulais être vigneron, et finalement ma vie s’est déroulée autrement. J’ai rencontré ma femme lors d’un mariage de vigneron, elle résidait à Paris, donc je suis monté la rejoindre et je suis devenu caviste.

Qu’est-ce qui vous passionne dans le métier de caviste ? 
De toucher à tout, des petits comme des grands domaines, de goûter des appellations connues ou méconnues, de rencontrer des vignerons sympathiques et de découvrir leurs méthodes de travail, de dialoguer avec eux pour ensuite communiquer sur leurs produits auprès de mes clients.

Vos vins, spiritueux et/ou autre boisson alcoolisée favoris sont…
Tout ! Je suis curieux de nature, et ça m’amène toujours à aller goûter des choses nouvelles. Par exemple, dernièrement, j’ai redécouvert les vins oranges des Pouilles et de Grèce.

Pourquoi avez-vous décidé de participer au Concours du Meilleur Caviste de France ?
Il faut toujours se confronter à d’autres, pour savoir le niveau que l’on a et voir ce que l’on vaut. A Cavistes Dating 2019, la journaliste qui m’interviewe actuellement m’a dit que je devrais tenter le Concours, car j’aurais certainement mes chances, alors je me suis dit « pourquoi pas moi » et j’ai foncé !

Comment vous y êtes-vous préparé ?
Ma préparation c’est de faire ce métier de caviste depuis dix ans. On déguste, on rencontre des vignerons, on parle de terroir, d’appellations, de vins… Sans eux, on ne serait rien !

Votre état d’esprit à moins d’un mois de la grande finale ?
Aujourd’hui, serein. Je pense que le jour J je le serai un peu moins, je serai certainement dans mes petits souliers, et très concentré… Mais je vais tenter de faire comme lors des qualifications, d’y aller sans pression, pour m’amuser et donner du plaisir au public et au jury !

Et si vous gagniez le Concours, ce serait…
Une belle preuve de reconnaissance par la profession, et une occasion de mettre le métier de caviste en avant.

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