Aude Charrol, Audrey Brugière et Dorine Launay ont découvert l'intensité d'une demi-finale... mais ce n'était un entraînement ! (Photo DR)
Aude Charrol, Audrey Brugière et Dorine Launay ont découvert l'intensité d'une demi-finale... mais ce n'était un entraînement ! (Photo DR)

Les onze candidats issus d’une première sélection organisée fin janvier devaient se retrouver à Rouen en cette fin de mois de mars. La situation sanitaire ayant contraint au report de la phase finale, ils ont jusqu’au 13 juin pour poursuivre leurs entraînements à l’image des trois sommelières basées en Provence.

Gouverner c’est prévoir… Sauf que depuis plus d’un an prévoir est devenu bien compliqué. Alors pour “gouverner” l’Union de la Sommellerie Française, son président Philippe Faure-Brac compose avec les contraintes sanitaires et leurs conséquences sur l’organisation de la vie associative. Ainsi, la finale du concours du Meilleur sommelier de France d’abord prévue en novembre dernier puis imaginée en février a été ensuite décalée au 13 juin.
Sauf que cette date est désormais réquisitionnée pour accueillir la phase finale du Meilleur jeune (moins de 26 ans) sommelier de France qui aurait dû se dérouler ces 28 et 29 mars à Rouen. Un report qui offre aux onze demi-finalistes plusieurs semaines de préparation supplémentaire.
Ce dont ont commencé à profiter les trois candidates qui espèrent ramener le titre sur les bords de la Méditerranée. Audrey Brugière, Aude Charrol et Dorine Launay font partie des six jeunes femmes bien décidées à succéder à Charlotte Guyot sacrée en avril 2019. Les deux premières ont notamment bien parcouru les vignobles du Gard et du Vaucluse faisant aussi halte dans une brasserie et chez un distillateur.

Un concours en guise d’entraînement

Cette fois, le temps d’une journée inspirée par l’atmosphère d’un vrai concours, elles ont retrouvé Dorine pour un entraînement organisé dans les murs du lycée hôtelier Bonneveine à Marseille. Et devant un parterre de sommeliers de tout premier plan et de formateurs réunis par Bastien Debono, finaliste ce cette épreuve en 2017 et chef sommelier du restaurant Yoann Conte.
Des épreuves écrites, des ateliers techniques, elles n’ont pas été épargnées !
“J’en suis sortie renforcée et rassurée aussi d’avoir un peu plus de temps pour poursuivre ma préparation, avoue Audrey Brugière. En fait le laps de temps entre l’annonce des sélectionnés et les épreuves était finalement assez court. Ce report de plus de deux mois est une bonne chose tout comme le fait d’avoir vécu cette journée dans les conditions exactes d’une demi-finale.” Un exercice qui s’est ajouté à une autre session de travail proposée à Nîmes dans le restaurant malheureusement désert de Michel Hermet qui se retrouvait un peu dans l’ambiance de 1992 lorsqu’il avait accompagné Stéphane Debaille vers le succès.

L’importance des détails

Des entraînements réguliers, Dorine Launay en vit également de son côté avec Christian Scalisi et Franck Thomas (Meilleur sommelier d’Europe 2000), ses formateurs il y a quelques mois encore. Contrariée par le report de la phase finale, elle a dû aménager un nouveau programme de travail qui ira crescendo jusqu’au mois de juin. Du rendez-vous marseillais elle a tiré beaucoup d’enseignements. “J’ai ciblé quelques points de détails qui pourront m’éviter de commettre de petites erreurs. Et si je me suis sentie à l’aise avec les accords mets-vins ou bien l’épreuve d’anglais, un autre atelier m’a permis de constater que je me laissais déstabiliser quand je ne reconnaissais pas directement une boisson. Cela ne doit pas me bloquer…”
Les deux mois de répit vont donc servir aux jeunes provençales et à tous les autres candidats pour affiner leur préparation et être prêts à découvrir le menu proposé par David Biraud, responsable pour la première d’un concours qu’il a remporté en 1998.