Cette propriété, en appellation Pessac-Léognan, va changer de braquet. Philippe Miecaze , propriétaire du domaine et homme d’affaire avisé, va, avec son épouse Chantal, faire passer la capacité hôtelière de 5 à 40 chambres et ouvrir un deuxième restaurant.

Acheté sur un coup de cœur en 2007, le potentiel du domaine n’a pas échappé au couple même si le château et tous les bâtiments d’exploitation étaient dans un grand état d’abandon. Trois années de travaux ont été nécessaires avant de pouvoir exploiter convenablement le lieu. Les 70 hectares se répartissent aujourd’hui en 50 hectares de pin, 6 hectares de prairie, 6 hectares de vignobles et un parc de 8 ha réalisé fin 19ème par les frères Denis et Eugène Bülher, les grands architectes-paysagistes qui comptent une trentaine de réalisations à leur actif, dont celle du parc bordelais notamment. Parmi les multiples activités, on trouve le gardiennage de chevaux, l’organisation de séminaires et de visites, l’accueil dans une boutique et la vente de vin, l’hébergement dans les cinq chambres d’hôtes 5 étoiles et la restauration au « Manège » « le restaurant bistronomique chic et champêtre ». C’est un restaurant qui assure 25 000 couverts par an.  24 personnes y travaillent à temps plein pour faire tourner l’ensemble.

Léognan 2

Tout cela ne suffisait pas à Philippe Miécaze. « Nous ne sommes pas loin de Bordeaux et de son aéroport et nous offrons un calme et un cadre campagnard que les clients recherchentLes taux de fréquentation actuels sont bons et le business plan a été établi par Millésime », une société spécialisée dans le secteur d’activité des hôtels et hébergement qui a conclu qu’un développement était possible. « On peut parler de Léognan 2. Une deuxième phase de ma vie » se satisfait Philippe, qui considère sans doute que la première phase était l’achat du domaine en 2007, oubliant de dire qu’il a été auparavant un chef d’entreprise dans l’imagerie médicale avec deux sociétés, une à Paris et l’autre à Lyon avant de tout vendre pour se consacrer au château. 

Pour ce projet d’agrandissement, le couple Miécaze a dû acheter les granges et écuries du château et qui n’avaient pas été intégrées à la vente initiale de 2007 : 800 m2 d’un seul tenant qui vont conserver leur cachet et qui vont accueillir 22 chambres et un nouveau restaurant « plutôt tapas, axé sur la convivialité » précise Philippe. Une vaste piscine viendra agrémenter l’ensemble, accessible de cette ancienne écurie mais aussi du château qui va voir, pour sa part, sa capacité d’accueil passer de 5 à 18 chambres.

Qu’on se rassure, le caractère 19ème siècle sera préservé. Philippe Miécaze y tient. Pour preuve son affection sans retenue pour la chapelle Saint Mathieu, adjacente au château. « Une chapelle consacrée en 1897 et qui l’est étonnamment toujours ». Philippe vous dira pourquoi. Et laissez lui vous raconter l’état dans lequel il a découvert cette chapelle : « la faune nichait dans la chapelle, il pleuvait sur les voutes, les vitraux étaient cassés à 80 %, les pinacles tombés au sol ». Et interrogez-le sur l’histoire incroyable, presque miraculeuse, de la rénovation des vitraux pour lesquels le couple n’a pas hésité à engager plus de moyens que prévu. Mais il n’a aucun regret : le résultat en valait la peine. Et regardez le carrelage au pied de l’autel. N’évoque-t-il rien pour vous lorsque vous regardez l’étiquette sur les bouteilles du château ? Faites-vous raconter la symbolique qui est représentée… Philippe est convaincu « qu’il n’ y a pas de hasard dans la vie ». Son coup de cœur pour ce patrimoine immobilier était écrit.

Le développement qui s’annonce, était sans doute écrit lui aussi. Les destinées du château de Léognan et celle de Philippe et Chantal Miécaze sont faites pour se rejoindre, pour le plus grand plaisir des visiteurs.