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À J-6 du premier tour de l’élection présidentielle, le débat politique se focalise sur les traditionnels sujets économiques et sociaux, parmi lesquels, l’emploi, l’environnement et la santé. Au confluent de ces trois enjeux, la viticulture peine à émerger dans les débats, alors même qu’en 2019, les vins et spiritueux français étaient les deuxièmes contributeurs à la balance commerciale de la France, derrière l’aéronautique. C’est pourquoi « Terre de vins » a souhaité interroger les principaux candidats à la présidentielle *, en leur soumettant les deux mêmes questions.

Si vous ne deviez retenir qu’une seule mesure forte pour accompagner les filières vins et spiritueux françaises face aux enjeux économiques, sociaux ou environnementaux, quelle serait-elle ?

À mes yeux, le système d’autorisation de plantation, qui limite au niveau européen la croissance du vignoble à 1 % par an, est la pierre angulaire du secteur viticole. Et je relève que, grâce en particulier aux efforts d’Éric Andrieu, député européen socialiste et rapporteur principal sur ce dossier, le Parlement européen a obtenu le maintien de cette régulation jusqu’en 2045 alors même qu’elle devait prendre fin en 2030. Les autorisations de plantation sont à la base de l’ensemble de l’édifice de régulations qui permet, sur chaque territoire viticole, de maîtriser la production afin d’éviter les crises de surproduction et d’avoir un partage de la valeur équitable entre les différents acteurs. Malheureusement, les outils similaires dans d’autres filières comme les quotas laitiers ont disparu et on ne peut que constater les conséquences négatives pour notre agriculture.

À titre personnel, quel est votre rapport au vin et aux spiritueux ? Avez-vous un souvenir particulier lié à une dégustation ? Une cuvée ou une appellation qui vous est chère ?

J’ai un souvenir très particulier d’une visite des Hospices de Beaune quand j’étais en CM2 : depuis, je suis très attachée aux vins de Bourgogne. J’aime le vin rouge léger, le vin de Loire et parfois certains vins plus puissants, à l’image du Cahors. À cela, j’ajouterai le côtes-du-rhône, en souvenir de Lyon et de mon père. Enfin, lors d’un déplacement professionnel, j’ai été marqué par une dégustation dans les caves Ruinart.


Éric Zemmour, Marine Le Pen et Christiane Taubira n’ont pas souhaité répondre à nos sollicitations. Nous avons choisi d’inclure Emmanuel Macron, candidat non déclaré mais largement pressenti à l’heure où Terre de Vins à réalisé ce dossier. Il est à retrouver en totalité dans le n°77 disponible actuellement en kiosque ou sur notre kiosque digital.