(photo BNIC)
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Vendredi, le déplacement du président de la République à Jarnac dans le cadre de l’anniversaire de la mort de François Mitterrand fut l’occasion d’aborder la question des droits de douanes aux États-Unis sur le cognac.

En marge de ce déplacement, le conseiller agricole du président de la République Paul Delduc a été reçu au BNIC (Bureau National Interprofessionnel du Cognac) en présence du président de l’institution, Christophe Véral et des autres responsables. Le 6 janvier, la filière avait directement adressé un courrier au président de la République et dès le lendemain Christophe Véral avait fait le déplacement à Paris. La requête est claire : “Plutôt que d’évoquer des indemnisations, l’urgence est d’arrêter la surenchère diplomatique. Il vaut mieux prévenir que guérir”, a précisé Christophe Véral.

Sur la Place de Cognac, cette prise d’otages, suspendue au contentieux Airbus-Boeing, n’a que trop duré et la filière a rappelé au conseiller du Président que le cognac génère “plus de 60 000 emplois et contribue très largement à la dynamique d’exportation des vins et spiritueux français”. Elle en représente “près de 25% en valeur et pèse près de 75% de la valeur totale des spiritueux français”.

Pour rappel, le secteur des vins et spiritueux était le deuxième poste des exportations françaises en 2019, à près de 13 milliards d’euros. Dès lors, le BNIC, par la voix de ses dirigeants, espère un engagement personnel du président de la République auprès de la nouvelle administration américaine. “Compte tenu de sa contribution à l’économie française, la filière Cognac ne se résigne pas à devenir un dommage collatéral de ces tensions”, a conclu Christophe Véral.