Pour la deuxième année, le Concours des vins Terre de vins a décerné en mai dernier ses médailles d’or et d’argent. Près de 1 500 échantillons venus de toute la France ont été dégustés à l’aveugle par un jury qui a récompensé 198 médaillés d’argent et 260 médaillés d’or. Parmi eux, la rédaction de Terre de vins a distingué 21 coups de cœur. 21 « super-champions » que nous vous présentons sur terredevins.com, au rythme d’un par semaine.

Château Turcaud – Crémant de Bordeaux 2018 (Terra Vitis)
Rafraîchissant, équilibré et plein de gourmandise. Nez subtil avec ses notes de citron, de poire et de nectarine, puis attaque tonique laissant place aux bulles, fines, nombreuses et bien dessinées. Il séduit par son déroulé printanier, délicat et charmeur, jusqu’en finale où il joue de légers amers invitant à une seconde coupe.
Osez le ceviche, des légumes croquants à l’apéritif.
11 €
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Château Turcaud, le challenge de la qualité
Acheté en 1973 par Maurice Robert au cœur de l’Entre-deux-Mers, dans le vignoble bordelais, le château Turcaud est depuis 2009 porté toujours plus haut par Isabelle Le May, fille de Maurice Robert, et son époux Stéphane. Avec 45 hectares, le domaine de La Sauve Majeure couvre sept appellations : Entre-deux-Mers en tête mais aussi Bordeaux supérieur, Bordeaux blanc, Bordeaux rosé ou Clairet. Des vins orchestrés par Jean-Louis Berthaud, chef de culture et maître de chai. Le crémant de Bordeaux, élaboré avec la maison Lateyron à Saint-Émilion, représente 7 à 8000 cols. Une bulle parmi les 280 000 bouteilles produites chaque année. Ce qui n’empêche pas le château d’y apporter la même exigence qu’à ses cuvées vedettes. « Nous avons privilégié pour ce crémant le côté blanc de blancs, précise Stéphane Le May, avec 80 % de sémillon et 20 % de sauvignon gris pour un peu plus de corps et d’arôme. » La même exigence se retrouve dans les pratiques à la vigne comme au chai. Certifié haute valeur environnementale (HVE) et Terra Vitis, le château Turcaud a banni les désherbants sur plus des deux tiers de son vignoble. La moitié de la production part à l’export et l’autre moitié, en France, trouve preneur chez les cavistes et les restaurateurs. Et également les épiceries fines, comme Rob à Bruxelles ou la Grande Épicerie (à l’adresse du Bon Marché) à Paris. Pas de grande distribution, autant par choix stratégique qu’éthique. « Notre challenge reste la qualité », confirme Stéphane Le May. Jusque dans la vente.