Sous la conduite de Guy Sarton du Jonchay, cette maison de négoce rhodanienne, fondée en 1781, vit à nouveau de belles heures. Elle était présente à Bordeaux Tasting pour la deuxième année consécutive.

Des vins de Côte-Rôtie à Châteauneuf-du-Pape, en passant par Crozes-Hermitage, les visiteurs du stand de la maison Vidal-Fleury (GI6) ne savent plus où donner du verre. Une bonne dizaine de cuvées sont à portée de mains. Une véritable odyssée sur les bords du Rhône. Là où la syrah, le grenache, le viognier trouvent leurs plus belles expressions.
Moins médiatique que la célèbre maison Guigal (Ampuis), Vidal-Fleury en est pourtant la grande sœur, l’ainée de la famille. En 1920, Etienne Guigal était engagé chez Vidal-Fleury comme vigneron. Il y a fait carrière avant de fonder, 25 ans plus tard, l’entreprise qui porte son nom. Au milieu des années 1980 lorsque Vidal-Fleury est à vendre, c’est Marcel Guigal (fils d’Etienne) qui se porte naturellement acquéreur.

La maison Vidal-Fleury garde une entière autonomie technique et commerciale. Elle s’appuie sur un domaine de 70 hectares de vignes et procède également à des achats de raisins, ou de vins achetés, auprès de propriétaires sélectionnés pour élargir sa gamme.
C’est l’œnologue Guy Sarton de Jonchay qui a été chargé de la redynamiser à partir de 2008. Son crédo : l’extraction. « Si l’on veut que les caractéristiques de nos terroirs ressortent, il faut extraire ce que les raisins peuvent nous donner en accompagnant la matière », expose Guy Sarton de Jonchay. De longs élevages sont ensuite nécessaires pour affiner les cuvées. La maison a fait construire de nouvelles caves pour polir ses vins plus longuement et dans de meilleures conditions. Les cuvées de Côtes-Rôties passent jusqu’à 4 ans en barriques certains millésimes.
« Pour moi les appellations de la vallée du Rhône nord sont des vins de bouche, de structure et aussi de fraîcheur », conclut Guy Sarton de Jonchay. Les vins de la maison Vidal-Fleury ne renient pas leur filiation.