Bernard Audoy (photo Deepix).
Bernard Audoy (photo Deepix).

Jeudi 4 février de 18h à 21h, « Terre de Vins » et l’appellation Saint-Estèphe vous convient à découvrir toute la richesse de ces vins médocains de talent, lors d’une grande dégustation au Palais de la Bourse de Bordeaux. Rencontre avec Bernard Audoy, président de l’appellation et propriétaire du grand cru classé 1855 Cos Labory.

RÉSERVEZ VOS PLACES DÈS À PRÉSENT EN SUIVANT CE LIEN

Pour sa troisième édition, après le Grand Hôtel de Bordeaux en 2014, Paris en 2015, Saint-Estèphe Tasting est de retour en terres bordelaises. Le 4 février prochain de 18h à 21h, une quarantaine de propriétés médocaines viennent à la rencontre du grand public au cœur du Grand Foyer du Palais de la Bourse de Bordeaux. Crus classés, crus bourgeois ou stars en devenir, les vins de l’appellation médocaine sont fiers de faire découvrir toute leur diversité aux amateurs. Rencontre avec Bernard Audoy, président de l’appellation et propriétaire du grand cru classé 1855 Cos Labory.

Quel est votre ambition pour ce troisième Saint-Estèphe Tasting ?
Nous souhaitons venir à la rencontre des amateurs pour leur faire découvrir nos vins, pour qu’ils les apprécient et viennent ensuite les acheter.

Quels sont les millésimes présentés par les propriétés à cette dégustation ?
A chaque édition de Saint-Estèphe Tasting, nous venons tous avec le dernier millésime mis sur le marché, en l’occurrence le 2013. Chaque propriété amène également un autre millésime de son choix.

Quelle est la force des vins de Saint-Estèphe ?
Ce sont des vins puissants, tanniques, marqués par notre beau terroir. Structurés, ces vins sont aussi dotés d’une certaine finesse et d’une vraie élégance. Ils sont plaisants, agréables à boire, à l’instar du millésime 2013. Et puis, tout en étant issus d’une appellation prestigieuse, ils sont d’un bon rapport qualité-prix.

A cette grande dégustation, les amateurs pourront déguster des grands crus classés, des crus bourgeois, des non classés. Est-ce une force ou un défi de jouer groupé ?
Le collectif est incontestablement une force. Cela montre l’unité, la bonne entente entre les viticulteurs, et la bonne ambiance qui règnent sur l’appellation. Saint-Estèphe reste une appellation assez familiale, avec majoritairement des personnes physiques à la tête des propriétés, et encore peu d’institutionnels. Lors de la dégustation, il y aura beaucoup de propriétaires derrière les bouteilles, ou de directeurs.

Les vins de Saint-Estèphe présentés ce soir-là sont-ils prêts à boire ou doivent-il être conservés en cave ?

Le temps de garde dépend des millésimes. Les plus petites années sont prêtes à boire plus rapidement. Par exemple, un 2013 sera très agréable dès 2018 ou 2019. Des grands millésimes comme 2010 peuvent être gardés dix voire vingt ans pour les très grands crus. Un Montrose 2010 se gardera même 40 ou 50 ans sans problème.

Avez-vous un conseil à donner aux amateurs pour aborder cette dégustation ?
Venez, découvrez, dégustez, appréciez, comparez, bref, profitez-en! Chaque dégustateur a son propre goût, certains aiment les vins fruités, d’autres plus boisés… Ce soir-là, presque tout le panel des vins de Saint-Estèphe est représenté. Il y en aura pour tous les goûts et toutes les bourses, par exemple, sur le millésime 2013, d’une douzaine à une centaine d’euros selon les propriétés. Et surtout, venez déguster pour prendre du plaisir, car le but du vin est avant tout de se faire plaisir !