Lundi 15 Juin 2026
Champage Mandois ©DR
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15.06.2026
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L’histoire de cette auguste maison familiale de Pierry s’est écrite en relation intime avec le chardonnay. La sortie du nouvel opus des cuvées mono-crus et monocépage ainsi que celle du premier ratafia de la Maison le confirment encore.
« Champagne Mandois demeure une maison familiale, portée par la 9ᵉ génération, qui a toujours été très proche de son vignoble », explique tout de go Maximilien de Billy, le chef de caves. Effectivement, encore aujourd’hui, environ 65 % de la production provient du vignoble maison, ce qui constitue une proportion très importante en Champagne en comparaison avec les standards qui se situent souvent davantage autour de 10 %. Avec une spécificité, 100% des approvisionnements de chardonnay sont issus des vignes Mandois. Cela s’explique aisément par l’histoire familiale récente.
Les parents de Catherine et Claude, actuels copropriétaires, étaient issus de Pierry du côté paternel (avec des vignes pour moitié chardonnay, pour moitié pinot noir) et de Vertus côté maternel (uniquement chardonnay). Leur mariage a donné ce patrimoine viticole dominé à 70 % par le chardonnay, soit 27 des 37 hectares répartis de Chouilly au nord jusqu’à Bethon au sud. De quoi donner naissance à une cuvée blanc de blancs millésimée emblématique de la maison. Également, de susciter chez Claude l’envie de montrer toute la typicité et les expressions singulières et complémentaires de ce cépage. Ainsi naissait en 2015 le premier opus des deux monocrus chardonnay, un 100 % Chouilly et un 100 % Vertus. L’idée était de présenter en vis-à-vis deux vins totalement différents bien que vinifiés et construits de manière totalement identique.
Un second opus a été imaginé sur le millésime 2020 et arrive aujourd’hui sur le marché. La dégustation de ces deux flacons s’avère particulièrement pédagogique avec un Chouilly exposé nord et venteux donnant un vin plus tendu et minéral que le Vertus, issu de vignes exposées sud et abritées du vent, au fruité plus solaire.
En 2017, 33 des 37 hectares de vignoble en propriété ont été convertis au bio. Et si les conditions dantesques de 2021 puis 2024 ont conduit à revenir un peu en arrière, 23 hectares le sont toujours, ce qui fait de la maison l’un des acteurs majeurs en la matière dans la région. « Claude Mandois souhaitait transformer les importants efforts réalisés alors au vignoble en effort aussi déterminant en cuverie », explique Maximilien. « Des vinifications ont alors été menées à l’époque dans des œufs béton, des foudres et des cuves de forme tulipe. Les premières n’ont pas donné satisfaction, les vins se fatiguaient trop vite, nous les avons donc abandonnés », poursuit-il. En revanche, les deux premiers contenants vont être adoptés et faire leur entrée en cuverie en 2023. « Nous avions déjà des fûts et des demi-muids, mais la part du bois dans la Maison a alors sensiblement augmenté par rapport à l’inox que nous utilisions principalement auparavant ».
Ces nouveaux contenants de 41 hl chacun permettent ainsi d’avoir une approche parcellaire beaucoup plus précise. Pour accueillir cette « galerie parcellaire », un bâtiment ultramoderne a été construit. À sa découverte, impossible de rester de marbre tant le geste architectural fort tranche avec le classicisme du village de Pierry. De larges baies vitrées laissant apparaître foudres et cuves tulipes se faisant face sont coiffées par de grandes plaques blanches de guingois qui semblent littéralement l'éviter Œuvre de l’architecte sparnacien Vincent Fierfort, le bâtiment témoigne du dynamisme de cette maison très vigneronne. Ces lieux serviront bientôt d’écrin à une nouvelle offre œnotouristique qui est en cours de finalisation.
Tout comme le cellier ratafia, autre témoin des recherches récentes de la Maison. « Nous avons décidé de produire du ratafia à partir de 2021 avec la volonté qu’il soit 100 % vignoble Mandois », rappelle Maximilien. Ils ont donc produit une fine bio, vieillie un an sous bois puis mise en jarres de grès pour créer une solera. Cette fine a permis de muter un moût en 2022 constitué d’une grande majorité (70 %) de chardonnay, une rareté. Après 5 ans de vieillissement, cette nouvelle expression du style Mandois est désormais disponible (48€ les 50 cl Là encore, une nouvelle déclaration d’amour au chardonnay et une vraie rareté.

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