©Vincent Bengold
©Vincent Bengold

Alors que l’événement-phare du début d’été s’est achevé ce dimanche dans un format repensé, après quatre jours de festivités sur les quais de Bordeaux, l’heure est au bilan. Et il est positif.

Malgré une météo capricieuse, les visiteurs étaient au rendez-vous de cette Fête du vin, de retour après quatre ans d’interruption. 38 000 pass dégustation permettant l’accès aux pavillons de Bordeaux fête le vin, animés par les vignerons et négociants locaux, ont été vendus pour un total de plus de 300 000 dégustations. « Un bon chiffre », selon les organisateurs de l’événement, l’Office de Tourisme et des Congrès de Bordeaux Métropole et le Conseil Interprofessionnel du Vin de Bordeaux (CIVB), qui saluaient ce dimanche – en attendant de connaître les chiffres du dernier jour – ces statistiques, dans une conjoncture post-Covid. Comparativement, si la dernière édition de 2018 avait enregistré plus de 61 000 pass commercialisés, il s’agissait d’une « année record » selon Bernard Farges, le président du CIVB. A noter également, en cette année où Bruxelles était la ville invité d’honneur, « la présence de nombreux étrangers (Espagnols, Britanniques, Canadiens ou Américains) de retour après la pandémie. Si le public de la Fête est essentiellement de proximité, de nombreux hébergeurs ont mentionné la présence de visiteurs qui ont organisé leur venue autour de l’événement », précise l’Office de Tourisme de Bordeaux Métropole

Les ingrédients du succès

Bordeaux Fête le Vin a profité de ses années d’absence forcées pour repenser sa formule à plusieurs égards. S’inscrivant dans le cadre de la nouvelle « Bordeaux Wine Week », combinant du 16 au 26 juin 58 événements grand public et professionnels, la fête s’est inspirée de l’expérience de 2021 pour proposer, dès le 16 juin, des avant-premières dans 66 bars, restaurants et caves de la Métropole en présence de vignerons et négociants. Des concerts-dégustation sont venus compléter cette proposition festive.

Le 23 juin, les visiteurs ont retrouvé la traditionnelle route des vins à ciel ouvert en bord de Garonne, s’étendant du pont de Pierre à la Bourse Maritime, avec une scénographie redessinée dans un esprit village, propice à la dégustation, à l’apprentissage et à la détente, se voulant encore plus conviviale. Toujours, au centre de la fête, les échanges avec les vignerons et négociants locaux, désireux de communiquer sur leurs métiers, leurs vins et leurs engagements, étaient à l’honneur. Pour faire découvrir à tous les publics, novices comme amateurs, les vins de Bordeaux, l’Ecole du Vin de Bordeaux avait une nouvelle fois concocté une programmation à la fois ludique et pédagogique. Outre les Bordeaux Quiz sur chacun des villages des appellations, l’immanquable pavillon de l’Ecole du Vin de Bordeaux a attiré près de 14 000 participants.

Plus éco-responsable 

En cette édition 2022, « chacun des éléments de la Fête a été pensé en accord avec une organisation éco-responsable et humaine, conforme à la labellisation ISO20121 de l’événement et au titre de Bordeaux capitale européenne du smart tourism 2022 : inclusion de tous les publics, promotion de l’itinérance douce, organisation d’échanges entre touristes et habitants, recyclage des déchets… expose le communiqué de presse de clôture de l’événement. Et l’engagement ne s’arrête pas là, les stands, construits avec des matériaux durables et bientôt démontés, feront l’objet d’une réutilisation pour la prochaine fête ou seront donnés à des associations. Un bilan carbone de la manifestation et un suivi énergétique sont également en cours. »

Vers le prochain Bordeaux fête le vin

Alors que cette édition 2022 se clôture à peine, les organisateurs ont déjà le regard tourné vers les suivantes. Une certitude d’ores-et-déjà : pour réjouir encore plus les sens des visiteurs, la musique, déjà présente à travers nombre de concerts, occupera une place encore plus grande dans l’événement. Alors que la Fête du vin se tenait jusque-là tous les deux ans, la possibilité d’en faire une manifestation annuelle est en réflexion. Une façon d’ancrer sa présence dans un agenda local et mondial, en lui imaginant potentiellement de nouvelles déclinaisons internationales, à l’image de ce qui se fait déjà à Québec.