Entre les dernières collines du massif des Maures et la Méditerranée, Château Léoube est un lieu de rêve. Pas moins de 560 hectares ou s’épanouissent oliviers, arbres fruitiers et vignes bien sûr… Avoir Bormes-les-Mimosas, le fort de Brégançon ou encore le cap Bénat en toile de fond suffirait-il pour faire de grands vins ? Non. Il fallait que l’écrin de Château Léoube tombe entre de bonnes mains.

La reprise du Château par Lord Anthony Bamford, un Anglais à la tête d’une prospère activité de véhicules de construction (JCB), a redonné à la propriété varoise son éclat naturel. C’était en 1997. Déjà à la tête de fermes en agriculture biologique en Angleterre, la famille Bamford décidait que son « pied à terre » provençal serait lui aussi « organic » comme on dit outre-Manche. La certification a été obtenue en 2010.

Jean-Jacques et Romain Ott, hommes du cru, s’attèlent au quotidien à cette tâche. Sur ces plus de 500 hectares, 68 sont consacrés aux vignes. Elles donnent des cuvées de blancs, rouges, rosés et même un effervescent.

La volonté de produire des vins s’exprimant en finesse et avec beaucoup d’équilibre est un des fils conducteurs du château. « Nos vins sont digestes, avec de l’allonge en bouche », souligne Eric Piroux, directeur commercial (photo ci-dessous). Des cuvées présentées lors de Bordeaux Tasting.

Le Côte de Provence La Londe fait partie des « supers rosés ». Issus des vieilles vignes (plus de 50 ans) de grenache et de cinsault il peut se garder plusieurs années.
Autre cuvée remarquée : « Collector ». Un 100% cabernet-franc élevé en demi-muid (600 litres) pendant 15 à 24 mois. « C’est un style plus contemporain et international pour notre région », expose Eric Piroux. Plus « moderne », certes mais sans céder à la facilité des vins surpuissants ou copieusement boisés.