(photos Pierre Martinez)
(photos Pierre Martinez)

Zéro herbicide, zéro insecticide, zéro fongicide, zéro cuivre métal, zéro résidus… Ce Grand Cru Classé de Saint-Emilion s’est engagé dans une démarche environnementale faisant la part belle à un cuivre… soluble dans l’eau. Explication.

Grand Cru Classé de Saint-Emilion, le château Ripeau, propriété de la famille Grégoire, s’est engagé dans une nouvelle voie. Laquelle n’entre dans aucune case : ni bio, ni biodynamie, ni conventionnelle, ni raisonnée. Mais dont le fil rouge et la philosophie générale restent le respect de l’environnement. Alors de quoi s’agit-il ?

Concrètement, pour le millésime 2017, la conduite du vignoble a été menée sans herbicide, sans insecticide, sans fongicide et sans cuivre métal. Cette dernière précision est bien entendu importante car l’une des clés de ce programme global réside dans l’emploi de cuivre, mais de cuivre qui se présente sous la forme « oligo-nutritionnelle ». « C’est à dire qu’il est soluble dans l’eau, précise Julien Salles, le directeur d’exploitation. Conséquence, c’est assimilable par la plante et le sol. » Et donc autrement moins polluant. « En fait, ajoute-t-il, on travaille sur deux aspects : la défense de la plante et la nutrition. »

A cet égard l’évolution de ce millésime 2017 de Ripeau sera donc à observer de près. Avec cette nuance que le gel a durement frappé cette propriété de 16 hectares, située non loin de Cheval Blanc, Premier Grand Cru Classé A de Saint-Emilion. « Nous avons perdu 85% de la récolte, souligne Julien Salles. Mais sur les 15% restant, nous avons des raisons de très grande qualité. » Prochaine étape : confirmer en 2018 ces premiers pas encourageants.