Le château Latour, 1er Grand Cru Classé (Pauillac), est officiellement certifié Bio. Il devient ainsi le premier parmi les “Premiers” (hors sauternes) du classement 1855 à franchir entièrement le pas vers l’agriculture biologique.

Signe des temps, c’est par un tweet que le Directeur Général Frédéric Engerer fait entrer le Château Latour dans le sens de l’Histoire – du vin. “Certified !!” a-t-il annoncé hier en partageant le document Ecocert attestant de cette homologation.

Le mot est lancé et sans aucun doute largement pensé au regard de l’impact d’un tel effet d’annonce. Désormais, les vins du château Latour sont issus de l’agriculture biologique. Secret de polichinelle, cette démarche est depuis longtemps dans les cartons : il restait non seulement à passer les années de conversion, à être au point sur la qualité du vin qui en résulte et sur la communication d’une telle (r)évolution. Car en cela, la Château Latour est le premier parmi les cinq Premiers Grands Crus Classés en rouge (Lafite-Rothschild, Mouton-Rothschild, Margaux, Haut-Brion – sauternes non compris) du célèbre classement 1855 a être officiellement en bio.

Latour a tiré le premier, à quand les autres ? La pression est là et c’est le château Latour qui a choisi de la mettre. « Latour a réussi son examen, c’est formidable, c’est un signe intéressant, on ne peut que se réjouir », déclare Philippe Castéja, le président du Conseil des Grands Crus Classés 1855. Dans les autres strates du classement médocain, des pionniers avaient déjà franchi le cap : citons le château Pontet-Canet à Pauillac, les châteaux Palmer, Durfort-Vivens et Ferrière à Margaux, les châteaux Climens et Guiraud en Sauternes et Barsac. D’autres grands s’en approchent très sérieusement, à savoir les châteaux Haut-Bages-Libéral ou Montrose. On sait aussi que des essais importants sont en cours à Pédesclaux, Pichon Longueville Comtesse de Lalande ou Marquis de terme. Les locomotives sont en marche.