(photos Rodolphe Escher)
(photos Rodolphe Escher)

J-3 avant l’ouverture de la Cité du Vin à Bordeaux. Pour accompagner cet événement, « Terre de Vins » a concocté un numéro hors-série qui sortira en kiosques le 1er juin. Chaque jour, nous vous proposons des extraits exclusifs de ce numéro. Aujourd’hui : 4 portraits de mécènes, mis en avant parmi les quelque 83 qui ont apporté leur contribution au financement du projet.

Bernard Magrez
« Il y avait une vraie nécessité à Bordeaux car nous sommes passés en quelques années de 1 million à 6 millions de visiteurs. Et la ville semblait loin des vignobles. Désormais la Cité fait le lien d’autant que son aspect futuriste rompt avec l’idée que les vins de Bordeaux seraient ceux d’hier. La concurrence mondiale est terrible, elle vient de partout, du Chili à l’Italie, de l’Afrique du Sud à l’Espagne, et cette Cité montre une image conquérante de Bordeaux. Elle accompagne le classement de l’UNESCO, le tramway, la renaissance des quais, de la gastronomie… On attend 430 000 visiteurs par an dans cette tour et mon restaurant, comme les autres d’ailleurs, en profiteront. »

Jack Bouin, Directeur Général Crédit Agricole Aquitaine
« Naturellement, l’agriculture et la viticulture sont essentielles pour le Crédit Agricole, c’est historique, génétique. C’est notre origine et aujourd’hui 80% des opérateurs de la viticulture, des petits vignerons aux grands crus classés, sont clients chez nous. De fait, nous défendons ce secteur et cette Cité nous concerne. Ce projet est une grande aventure technologique autour du vin, c’est à la fois une prouesse culturelle et une autre façon de voir, de comprendre le vin et tous ses dérivés. Cette cité nous projette dans l’avenir et le choix de Bordeaux s’imposait, cela fait partie d’un ensemble de projets pour cette ville. »

Stéphane Nadalié, dirigeant de la tonnellerie Nadalié
« Pour nous, en tant que tonnelier, ce projet nous a paru dès le début très attractif car il a un rayonnement international. C’est extraordinaire d’avoir, ici à Bordeaux, une telle cité pour nos clients qui viennent du monde entier. Ça va être ludique et nous sommes dans la capitale du vin. Il était primordial que Bordeaux se dote d’un outil comme ça car les amateurs viennent dans les vignobles, désormais, ils viendront aussi dans la ville. La Cité intègre Bordeaux à toutes les appellations qui composent les vins de la région. C’est une nouvelle page de l’histoire du vin ; il y a aura un avant et un après. »

Pierre Lurton, PDG Châteaux Cheval Blanc et d’Yquem
« On est ravi de participer à un tel projet. C’est en toute logique. Des châteaux comme Cheval Blanc et Yquem se doivent d’y être. Et Bordeaux est la capitale du vin ; le bordeaux bashing est à la marge. Cette Cité est légitime et son architecture impressionnante s’accorde bien à son quartier. C’est de l’argent utile et bien utilisé aux vues des qualités de prestations, je pense que ça risque d’être un succès. Maintenant, le plus dur des challenges arrive pour savoir ce que l’on va en faire. C’est la grande problématique. Il va falloir que ça vive ! Et je pense que les acteurs de Bordeaux ont les moyens de cette ambition. »

Propos recueillis par Laure Goy et Jean-Charles Chapuzet.

Retrouvez l’intégralité de nos portraits de mécènes de la Cité du Vin dans « Terre de Vins » hors-série Cité du Vin, en kiosques le 1er juin. Suivez ce lien pour vous abonner.