La cave d’Embres-et-Castelmaure a fait sa révolution dans les vignes et au chai. La qualité de ses vins a trouvé en Vincent Pousson un créateur de ton et d’image pour ses cuvées fraîches et dans l’air du temps. Las ! Après 15 ans de mariage, c’est le divorce entre la cave et le créatif.

La Pompadour revue et corrigée, les étiquettes fraîches de la Buvette, la recherche graphique de la Cuvée n°3, c’était lui. Le concept de l’Esprit du Vent, aussi : une cuvée éphémère, avec une nouvelle étiquette chaque année et chaque année un nouveau nom, aussi drôle, inattendu et poétique que l’Eternel Anti-Depresseur, Sois Beau et Tais-Toi, Vavavoum, ou les Enfants du Roc(k) (en illustration) !…

Depuis 1998, la collaboration entre Vincent Pousson (ancien rédacteur en chef de Maison Sud Ouest et l’Esprit du Sud-Ouest, auteur du blog “Idées Liquides et Solides”), et la cave d’Embres-et-Castelmaure avait boosté l’image de la cave coopérative. La touche visuelle et conceptuelle consacrait une révolution technique et commerciale de la cave, entamée vingt ans plus tôt, à l’arrivée aux commandes de Patrick de Hoÿm de Marien, président de la cave, et de Bernard Pueyo, œnologue et directeur général. Depuis, l’alliance de ces talents complémentaires avait fait d’Embres-et-Castelmaure l’emblème d’une coopération New Look, dynamique et créative.

Cette fructueuse collaboration de près de quinze ans a cependant pris fin la semaine dernière, alors que Vincent Pousson et sa compagne Isabelle Brunet (ancienne sommelière associée de Monvinic à Barcelone) travaillaient à l’ouverture de La Coopérative, la guinguette de la cave qui devait être inaugurée en juillet.

Vincent Pousson a annoncé brusquement l’arrêt du projet ainsi que la fin de son travail avec la cave, via Facebook. La nouvelle a rebondi sur le réseau social, la polémique a enflé, au point que les principaux protagonistes se sont depuis rangés dans un silence prudent sur les causes de la rupture, résumant qu’un divorce c’est triste et toujours compliqué… D’autant plus que La Coopérative avait déjà enregistré de nombreuses réservations. « J’écris en ce moment personnellement à chacune de ces personnes, une par une, pour les remercier et leur dire au revoir », précise Vincent Pousson.

On attend donc de voir la suite, tant pour Vincent Pousson que pour la cave d’Embres-et-Castelmaure.