(photo F. Hermine)
(photo F. Hermine)

Pour remplacer les fêtes estivales et dynamiser filière et territoire, les vins des Côtes-de-Gascogne lancent un grand jeu avec vins et diners à gagner.

Les Côtes-de-Gascogne ne se laissent pas abattre. Après un recul des sorties de chais de l’ordre de 30% entre mars et mai, l’activité semble être reparte depuis juin. “Avec des vins plutôt à boire dans l’année et une estimation de 10 à 15% de vins qui ne se vendront pas, quelques opérateurs vont sans doute demander la distillation d’une partie de leur vins pour repartir du bon pied sur le prochain millésime, précise le directeur de l’interprofession des Côtes-de-Gascogne Alain Desprats. La vendange s’annonce pour l’instant jolie mais précoce, prévue pour août”.

Le bilan 2019 était portant au beau fixe avec une croissance de 2,1% de la production qui avait franchi la barre des 800 000 hl, soit un potentiel de plus de 100 millions de cols. L’appellation à 85% en blanc profitait de la tendance sur la couleur et de sa valorisation mais également d’un accroissement de la demande pour les vins frais, aromatiques, légers en alcool et d’un bon rapport qualité-prix. Elle a été pénalisée comme tous les vins par la fermeture durant le confinement des CHR ; une bouteille de côtes-de-gascogne sur quatre est vendue en CHR et dans le circuit cavistes et seulement 10% en GD, le circuit qui a résisté le mieux à la crise.

Avec 60% d’expéditions à l’export, en progression de 2,6% en volume et de 5,2% en valeur en 2019, l’avenir s’annonçait plutôt serein. Mais si l’Allemagne, la Grande-Bretagne, l’Europe du Nord et le Canada ont plutôt bien résisté, les autres débouchés, notamment la Chine mais aussi l’Espagne, l’Italie, Les Etats-Unis et la Belgique sont plutôt en souffrance. “Il faudra sans doute attendre 2022 pour espérer retrouver une aussi belle année que 2019, reconnait Alain Desprats. Nous allons suivre de près l’essor des BIB qui a émergé depuis mars – nos blancs et nos rosés sont bien adaptés à ce format, tout en poussant les metteurs en marché à travailler sur les packagings”. Le syndicat entend également suivre le circuit de ventes directes qui ne dépassent pas actuellement 5% mais qui semble d’être développé, covid oblige, pendant le confinement. Reste à savoir si drive et livraisons pourront être pérennisés.

En jeu et Un pour Tous !

En attendant, pour redonner le moral aux opérateurs, surtout ceux qui vendent beaucoup localement et dans les restaurants de la région, et pour dynamiser le territoire et la saison touristique qui va devoir se passer de tous les festivals et fêtes de villages, les Côtes-de-Gascogne ont imaginé un jeu mousquetaire baptisé “Un pour tous” du 10 juillet au 31 août. Il s’agit de faire gagner 400 bons d’achats en vin et une soixantaine de repas au restaurant. Chaque achat de vins chez les vignerons donnera droit à l’un des 8000 tickets à gratter pour gagner un bon d’achat d’une valeur de 10€ qui pourra être déduite immédiatement des emplettes ou l’un des 30 diners en tête à tête pour une valeur de 100€, vins des côtes de Gascogne compris. Autre formule possible, l’inscription sur www.vins-cotes-gascogne.fr/jeu2020 affichés sur plus de 30 000 sets de table avec un QR code à scanner pour participer au tirage au sort des gagnants. “Nous avons voulu créer un cercle vertueux visant à rebondir et à favoriser la consommation locale et l’animation du territoire, insiste Alain Desprats. En augmentant le pouvoir d’achats en vin au restaurant et en cave [plus de 200 domaines et 6 caves coopératives sur le territoire], c’est toute la filière qui en bénéficiera”.

#TousPourMonVigneron
#TousPourMonRestaurateur