(photo DR)
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Au siècle dernier, on partait déjà en famille en Provence bien sûr… mais c’était en empruntant la route des vacances, la célèbre nationale 7, pour se précipiter sur les plages de la Côte d’Azur et ne plus guère en bouger pendant un mois. Aujourd’hui, les choses ont changé, pour satisfaire la curiosité grandissante des amateurs de vin. Voici six belles étapes provençales sous le signe de la vigne, issues du hors-série Sud de Terre de vins (à retrouver sur notre kiosque en ligne).

Épisode 1/6 : Château Saint Roux

La ferme aux animaux
D’un côté, une belle bâtisse aux couleurs florentines, dotée d’une grande terrasse avec vue sur la mer de vignes de la plaine du Cannet-des-Maures, en zone Natura 2000. De l’autre, une ferme avec une cinquantaine de chèvres qui ont leur propre espace de jeux, deux boucs, un âne, des poules de toutes les couleurs… Pas encore de raton laveur. Au bout de la basse-cour, des ruches, un potager bio avec pas moins de 25 variétés de tomates, une serre, une fromagerie et, depuis quelques semaines, un four à pain.
Il a fallu deux ans de rénovation et de reconstruction pour transformer l’ancien domaine devenu château Saint Roux. “C’est plus une ferme-auberge qu’un vignoble”, reconnaît-on au sein de l’équipe du domaine. “Elle est conçue en démarche globale écoresponsable pour accueillir les familles avec des visites pédagogiques et des événements toute l’année qui animent la propriété à Pâques ou pour Halloween, aux vendanges, pour un marché de Noël, une guinguette les vendredis d’été…” Un dimanche par mois, des producteurs locaux se retrouvent sur la place pavée autour de l’olivier centenaire. Une ronde de charrettes de marchands des quatre-saisons face à la boutique-bar à vin et sa petite terrasse en bois où l’on peut déguster planches de fromages et de charcuteries face au massif des Maures. Dans la grande bâtisse, six appartements, trois chambres d’hôtes et le restaurant, qui sert une cuisine familiale, de terroir, à majorité tirée du domaine. Théo est à la manœuvre pour planter les légumes et aromates correspondant aux besoins du chef, Guillaume Rigaudias, passionné par la lacto-fermentation, préservant davantage les vitamines. Il a même doté la cuisine d’un autoclave pour ses conserves et confitures. Alexis Cornu, œnologue, a restructuré quasiment tout le vignoble, certifié bio depuis cette année. « Nous produisons principalement des côtes-de-provence et des IGP Var, à majorité rosés, avec des essais sur des levures indigènes. Mais cette cuvette de sols cristallins et d’oxyde de fer, ces sols ocre ont inspiré le nom du domaine. C’est un beau terroir de rouges et j’en ai profité pour essayer aussi du marselan, du niellucciu corse, tout en complétant le rolle traditionnel avec du viognier et du colombard pour des blancs plus aromatiques. De quoi s’amuser sur différentes cuvées. » Comme La Friponne, un hommage à la chèvre mascotte. Ce rosé en vin de pays des Maures à base d’une demi-douzaine de cépages vinifiés en levures indigènes (8,50 €) est bien sûr le préféré de l’équipe !
83340 Le Cannet-des-Maures
04 98 10 02 61 – Site internet