PHOTO : Léa Rouyer, responsable du vignoble et Olivier Souvelain, directeur général de Château Gassier.
PHOTO : Léa Rouyer, responsable du vignoble et Olivier Souvelain, directeur général de Château Gassier.

La maison Gassier en Provence a vinifié, cette année, les premiers raisins du château de Roquefeuille. Un vignoble de 100 ha en Côtes de Provence et Côtes de Provence Sainte Victoire, repris en fermage en décembre 2016.

« Nous croyons en l’avenir des rosés de Provence ! », lance Olivier Souvelain, directeur général de Gassier en Provence, filiale d’Advini. L’entreprise déjà propriétaire du Château Gassier de 40 ha en appellation côtes-de-Provence et côtes-de-Provence Sainte Victoire a donc étendu ses possessions dans le vignoble au château de Roquefeuille dont il a repris les 100 ha de vignes en fermage en décembre dernier. Elles sont également classées en côtes-de-Provence et côtes-de-Provence Sainte Victoire. Deux millions d’euros y ont été investis dans des équipements de dernière génération (pressoirs pneumatiques, échangeurs à vendanges, générateurs d’azote…) ainsi que dans une cuverie d’une capacité de 8000 hl et dans un chai de 2500 m2. « Nous venons de vinifier nos premiers vins dans ses toutes nouvelles installations », annonce Olivier Souvelain. Des rosés essentiellement ainsi qu’une poignée de rouge et de blanc. Deux couleurs qui ne sont pas produites au Château Gassier.

Si ce dernier est par ailleurs exposé plein Sud sur des terroirs argilo-calcaires, Roquefeuille bénéficie au contraire d’une exposition au Nord, au pied des Monts Aurélien, sur des terroirs de safres en bonne partie. Le premier est en outre planté avec une majorité de syrah, le second fait la part belle au grenache. « Nous disposons ainsi de deux terroirs complémentaires », commente Olivier Souvelain. 150 000 flacons vont être produits cette année au château Roquefeuille. « Notre objectif est d’aller crescendo et de monter en puissance sur l’appellation Sainte Victoire. » D’ici deux ans, le domaine devrait également être engagé en conversion à l’agriculture biologique en vue d’obtenir le label à l’orée 2021/2022.