Lancé par le trio d’œnologues d’Oenoteam, « In a bottle » est un club de vignerons réunissant 21 propriétés bordelaises, qui mutualisent leurs efforts pour plus de visibilité et un meilleur développement commercial.

Un nouveau club de vignerons fait son apparition en Bordelais. Le baptême a eu lieu mardi, lors d’une dégustation au Café Maritime, à Bacalan, au nord de Bordeaux. « In a Bottle comprend 21 châteaux appartenant à 15 vignerons qui sont nos clients. L’objectif est de les accompagner dans leur développement commercial, d’avoir une visibilité. Courtiers et négociants étaient invités aujourd’hui », explique Stéphane Toutoundji. Œnologue à Libourne, il travaille avec deux associés : Thomas Duclos et, tout récemment, Julien Belle, Gilles Pauquet, autrefois dans l’équipe, étant parti à la retraite. Doté d’un laboratoire d’analyse, le trio a quelque 350 clients, dont 160 sur le terrain, en suivi des vinifications.

Un site Internet vient de voir le jour pour y réunir les informations nécessaires à la vente auprès des professionnels : fiches techniques, médailles, photos des bouteilles… « Œnologues, nous pensons que l’objectif d’un vin est d’être vendu. Personne n’est là pour s’amuser à faire des cuvées sans la perspective des débouchés. La commercialisation des vins des clients est toujours à l’esprit. D’où la maturation de cette idée », complète Stéphane Toutoundji. Dans ce groupe qui pourrait s’agrandir, on trouve des vignerons du Libournais (Saint-Émilion, Lussac, Pomerol…) mais aussi des côtes, de l’AOC Bordeaux…

« C’est toujours intéressant de communiquer à plusieurs », constate Françoise Lannoye, de Castillon. « L’idée est bien sûr de trouver des clients », renchérit Grégory Lovato (château Lajarre). Médecin, il exploite aussi 50 hectares à l’Est du département. La vente en vrac était son quotidien lors de l’installation en 2007, c’est tout en bouteilles désormais. « À nous de convaincre et de se montrer », complète Patrick Saunier. Après une carrière internationale, l’homme a changé de vie en achetant le château Croix de Bertinat, à Saint-Émilion (8 hectares).

Autant de profils en quête de promotion collective. Comme également les châteaux Croque-Michotte ou la Tour du Pin Figeac, toujours à Saint-Émilion.

César Compadre (source)