La cave coopérative drômoise accroît ses capacités de production et inaugurera fin mai un nouvel espace œnotouristique.

Jaillance mise sur le rosé à bulles. Producteur de 75% des vins de l’AOC Clairette de Die, la cave coopérative drômoise (224 vignerons adhérents) attend avec impatience le décret d’application permettant la production de Clairette rosé. « L’INAO a donné son approbation le 7 septembre. Aussi, nous espérons un décret d’application d’ici à la mi-décembre », explique Jean-Louis Bergès, le directeur général de Jaillance. A court terme, la cave drômoise espère que ce rosé effervescent représentera 10 à 15% de sa production. « Un relais de croissance intéressant pour l’avenir », commente le dirigeant. Sur le plan mondial, les vins effervescents représentent environ 8% de la consommation mondiale, et promettent de tutoyer, dans un futur proche, les 9%.

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Avec l’introduction d’un rosé à bulles AOC sur le marché, Jaillance compte donc surfer sur un marché… en effervescence. Pour augmenter sa production, elle a récemment revu l’organisation de ses caves avec la mise en place d’un processus dit de « marche en avant », lequel consiste à optimiser le parcours produit afin de limiter les déplacements inutiles, gourmands en temps et en énergie. « Lors des précédents travaux en 2013, nous avions anticipé la possibilité de faire rentrer de la Clairette de Die rosé, tout comme du raisin issu de vendanges mécaniques pour lequel un décret vient également d’être publié. Nous sommes donc prêts à voir la production augmenter jusqu’à 12 millions de bouteilles », avance Jean-Louis Bergès alors que la production 2016 à Die devrait s’élever à 9 millions de bouchons. « La croissance se fera sur nos productions les plus haut-de-gamme (10 euros la bouteille environ, ndlr) parce que le marché est demandeur », veut croire le dirigeant.

Afin de mieux faire connaître sa production, Jaillance prévoit également d’aménager un nouvel espace œnotouristique, pour lequel la coopérative investit près d’un million d’euros, avec l’objectif d’y accueillir rapidement 100 000 visiteurs, contre 65 000 actuellement. « Il s’agira d’une découverte de l’appellation au travers de l’histoire du vignoble depuis le temps des Romain à nos jours », promettent les vignerons drômois.