(photos ©SudVinBio)
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Millésime Bio ouvre ce matin sa 28ème édition, 100 % digitale, du 25 au 27 janvier, 24h/24. Avec plus de 1 000 exposants de 16 pays, et près de 3 000 visiteurs pré-inscrits, dont la moitié internationaux, ce premier salon numérique est une performance.

Dans la situation de pandémie mondiale de Covid-19, Millésime Bio s’est adapté avec cette version 100 % digitale. SudvinBio, l’association interprofessionnelle des vignerons bio d’Occitanie, organisatrice du salon, a décidé en octobre 2020 d’opter pour un salon numérique et l’a mise en place en trois mois de travail continu : un exploit dans un univers de l’évènementiel à l’arrêt depuis des mois. Pour Nicolas Richarme, président de Sudvinbio : « C’est une première mondiale. Nous avons choisi de ne pas reporter, de garder la date pour donner aux vignerons la possibilité de faire du négoce. Avec la crise sanitaire, nous ne voulions pas faire une année blanche, aussi nous avons proposé cette plateforme et la grande majorité des exposants a suivi. »

Vignerons et visiteurs au rendez-vous

Jeanne Fabre, présidente du salon, annonce des chiffres positifs : « Nous sommes très fiers de présenter plus de 40 % de l’offre de vin bio, soit le même chiffre que les salons habituels. Nous avons plus de 1 000 exposants en ligne depuis ce matin, 9 H, dont 150 nouveaux. 15 pays étrangers sont représentés, qui comptent pour 20 % des exposants. Un tiers des exposants sont d’Occitanie (première région de vins biologique de France). Pour les visiteurs, environ 3 000 se sont préinscrits et la moitié sont internationaux. C’est une belle victoire d’avoir à la fois des fidèles et des nouveaux profils. »

En pratique, la visite numérique

La plateforme www.millesime-bio.com est accessible aux professionnels, sur inscription, du 25 au 27 janvier à 1 7h, le salon est ouvert 24h/24. Il permet de visiter les stands, visionner les vidéos de présentation des domaines/entreprises, les photos des bouteilles et consulter leurs fiches techniques, entrer en contact avec le domaine en chat ou en visio, prendre des rendez-vous à l’avance, assister aux conférences. Le salon peut se parcourir de façon aléatoire et propose aussi un moteur de recherche dynamique pour trouver des exposants ou des produits selon de nombreux critères. Le profil personnel garde trace des rendez-vous, contacts et favoris. Pour la finalisation du rendez-vous par une dégustation, chaque exposant décide et envoie lui-même les échantillons.
Jeanne Fabre fait part de la satisfaction des exposants sur les demandes de rendez-vous avant le salon, qui ouvrent sur des contacts nouveaux. Elle précise aussi que les conférences seront accessibles aux non-inscrits. Elles abordent les questions stratégiques du moment  avec experts et témoignages : mardi matin « Qu’est-ce qu’un vin bio ? », mardi après-midi « Les vente de vin bio et le digital », mercredi matin « Les vins et boissons alcoolisées bio », car le salon présente aussi cidres, bières, spiritueux…

La région Occitanie, vitrine du bio

La Région Occitanie, partenaire historique du salon, accompagne Millésime Bio dans cette édition digitale. Elle affirme ainsi son soutien à la filière viticole régionale, comme l’explique Jean-Louis Cazaubon, son vice-président en charge de l’agroalimentaire et de la viticulture : « L’an passé, Millésime Bio avait déjà préfiguré un salon 2.0, cette année, la France viticole entière va le regarder de près… L’Occitanie soutient ses exploitations affectées par la crise sanitaire et la taxe Trump avec un grand plan de relance (de 7 M € qui permet de mobiliser le double). L’Occitanie est la première région bio de France, avec une forte vitalité. »
Nicolas Richarme, président de Sudvinbio, pointe la croissance à deux chiffres du secteur : « Le chiffre d’affaires du vin bio a augmenté de 170 % entre 2012 et 2020. Il y a une croissance des conversions de 22 % en 2020. La production est de 1,15 M hectolitres en 2020, elle devrait monter à 1,9 M en 2022, soit presque le double. »

L’avenir mi-physique, mi-numérique ?

Jeanne Fabre, présidente de Millésime Bio ouvre le salon sur une note optimiste. « N’ayant plus la contrainte physique des murs, nous pouvons accueillir plus d’exposants. C’est aussi plus léger en bilan carbone et des gens qui n’auraient pas pu se déplacer peuvent participer. C’était ambitieux et difficile à organiser dans le contexte 2021, et nous souhaitons, en 2022, célébrer les retrouvailles avec les vignerons et les clients… L’avenir sera peut-être un salon physique et digital ? »

www.millesime-bio.com