(Photo JC Gutner)
(Photo JC Gutner)

Jusqu’au 19 octobre, jour de la grande finale de cette édition 2020 du Concours de Meilleur Caviste de France, nous vous présentons chacun des huit finalistes de la compétition. Aujourd’hui, portrait de Serge Colin, caviste au Repaire de Bacchus rue de Maistre, dans le 18e arrondissement de Paris.

Serge Colin, pouvez-vous vous présenter et exposer brièvement votre parcours ?
J’ai 46 ans et je suis caviste à Paris. J’ai travaillé vingt ans dans le domaine des études marketing au sein de plusieurs Instituts parisiens. En parallèle, je me suis formé à l’École Supérieure de Commerce de Dijon, où j’ai obtenu le diplôme « Mastère Spécialisé en Commerce International Vins et Spiritueux ». Le cap des 40 ans m’a donné envie de faire de ma passion de toujours mon métier de tous les jours. Après avoir été remplaçant dans plusieurs caves, j’ai rejoint le Repaire de Bacchus où je suis responsable de boutique depuis cinq ans. Passer ma vie au milieu de belles bouteilles est maintenant un plaisir quotidien !

Comment est née votre passion pour le vin ?
J’ai passé mon enfance entre l’Afrique, où travaillait mon père, et les USA où nous passions nos vacances dans la famille de ma mère. Le vin symbolisait l’ailleurs méconnu de mon pays d’origine, la France, où je ne séjournais que quelques jours par an. Puis à vingt ans, j’ai fait mes premières vendanges à Fuissé, ce fut une très riche expérience pour moi.

Qu’est-ce qui vous passionne dans ce métier de caviste ?
La diversité de la clientèle nécessite d’être à l’écoute et de s’adapter en permanence. Comme les millésimes qui changent tous les ans, c’est aussi un métier où il faut sans cesse apprendre, découvrir et se renouveler. Faire découvrir à mes clients le travail de vignerons sincères est également une vraie motivation.

Vos vins, spiritueux et/ou autres boissons alcoolisées favoris sont…
Je suis un grand fan de vin blanc, le Chardonnay, le Riesling… J’aime le classicisme d’une appellation, d’un terroir, la précision d’un cépage, et si le vin est travaillé en biodynamie c’est encore un plus !

Pourquoi avez-vous décidé de participer au Concours du Meilleur Caviste de France ?
J’avais suivi avec attention les éditions précédentes du Concours du Meilleur Caviste de France, et notamment la performance d’Antoine Sfeir, finaliste en 2018 pour le Repaire de Bacchus. Alors, cette année je me suis dit : « pourquoi pas moi, allez, je tente ma chance ! »

Comment vous y êtes-vous préparé ?
Pendant le confinement, la cave a été fermée plusieurs semaines. Réviser mes connaissances a été une façon de mettre à profit le temps accordé pour transformer en meilleurs moments cette épreuve particulière. J’ai commencé par acheter des cahiers d’écolier et je me suis replongé dans mes livres sur le vin. Puis cet été, j’ai mis mes proches à contribution pour m’entraîner lors de dégustations à l’aveugle !

Votre état d’esprit à moins d’un mois de la grande finale ?
Pour ma première participation, je suis très heureux d’être en finale. Mais cela n’est pas fini ! En grand amateur de sport, j’aime l’idée du challenge et de la compétition. Il faut maintenant ramener la coupe à la maison !

Et si vous gagniez le Concours, ce serait…
Fantastique ! Une victoire m’apporterait énormément de joie à partager avec mes proches et mes confrères ! Ce serait certainement aussi un tremplin pour développer de beaux projets professionnels.

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