L’Orient Express est l’un des premiers traits d’union qui a participé à la construction de l’Europe en abolissant les frontières et en favorisant à son bord le brassage de personnes que les différences de nationalité n’auraient jamais amené à se croiser. Le champagne Veuve Clicquot participe depuis toujours à ce même élan d’universalité et à cet art de vivre qui sait si bien prendre le temps, y compris de voyager. Autant dire que célébrer ses 250 ans à bord du Venice Simplon-Orient Express tombait sous le sens !

Le champagne Veuve Clicquot, créé en 1772, fête ses 250 ans. Pour cette maison férue d’histoire, dont le fonds d’archives miraculeusement indemne a de quoi faire pâlir d’envie ses concurrents, il fallait un acte symbolique fort ! Ce sera un voyage à bord du très historique Venice-Simplon-Orient-Express, exploité par la compagnie Belmond train. Celle-ci revisite le mythe du fameux Orient Express, créé en 1882 et disparu en 2009. L’embarquement aura lieu le 5 juin en gare de Reims, direction Venise, là où la Maison a expédié ses premières bouteilles à l’étranger, l’année même de sa fondation ! Comment la marque jaune pouvait-elle rappeler de manière plus éclatante que le véritable luxe est d’abord celui de prendre le temps ? Celui d’élaborer des cuvées qui vieillissent sur lie plusieurs années avant d’être dégustées comme celui de voyager et de se dire que le déplacement lui-même peut faire partie de l’agrément d’un séjour à l’étranger.

Plutôt que de sauter dans le premier vol d’une compagnie low-cost pour faire le même trajet en une heure et demi, vous passerez deux jours à bord d’un train où vous aurez votre propre suite Cabine. Tandis que les paysages des plus beaux terroirs européens défileront tranquillement sous vos yeux, vous dégusterez les cuvées de la Maison sur des repas gastronomique servis à l’intérieur du wagon restaurant. Confortablement attablé, comme Antonella et Peter dans le roman de Pierre Jean-Remy « Orient Express », vous ferez des rencontres inattendues, cosmopolites, et peut-être même amoureuses. Antonella « buvait son champagne, verre après verre, sans cesser de parler. […] – Savez-vous Peter, parce que vous permettez, n’est-ce pas, que je vous appelle Peter, que toutes les filles du collège sont folles de vous ? Elle le regardait à travers des bulles de champagne, et c’est probablement fou combien, vu à travers des bulles de champagne, Peter devait soudain sembler un autre homme. Rajeuni de cœur, sinon de visage ».

En parlant de roman, vous aurez aussi tout le loisir, bercé par le ballottement de la locomotive, de relire le fameux thriller d’Agatha Christie : « Le crime de l’Orient Express ». Dans la dernière adaptation cinématographique de Kenneth Branagh, le champagne qui apparaît à l’écran est justement du Veuve Clicquot, même si à la différence de l’autre roman de la reine anglaise du polar « Meurtre au champagne », il ne constitue pas l’arme du crime.

Le choix du réalisateur était d’autant plus légitime, explique Isabelle Pierre, historienne de la maison, qu’ « on retrouve dans les archives une lettre du 1er décembre 1883 dans laquelle l’agent de Veuve Clicquot en Belgique, Auguste Boncorps explique que Georges Nagelmackers, le fondateur de Compagnie des Wagons-lits est un ami et qu’il s’apprête à le rencontrer à Paris pour placer Veuve Clicquot parmi les vins servis aux voyageurs. Ce sera chose faite dans les mois qui suivront. La marque sera adoptée sur toutes les lignes. Nous avons d’ailleurs conservé deux menus où Veuve Clicquot figure, l’un de 1905, l’autre de 1913. La Maison expédiera ainsi des bouteilles à travers toute l’Europe, dans chaque entrepôt de ravitaillement de la compagnie. Nous avons également retrouvé un objet publicitaire de la Maison utilisé à bord : un coupe cigare en forme de bouteille. »

La billetterie ouvre le 7 février. Pour plus d’informations : invitation@belmond.com