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[PRIMEURS] Lagrange : les essais en biodynamie ont du plomb dans l’aile

Auteur

La
rédaction

Date

02.04.2014

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Depuis 2009, le château Lagrange, 3ème grand cru classé en 1855 à Saint-Julien, cultivait huit hectares en biodynamie. Quatre sur des terrains compliqués et quatre sur les meilleurs terroirs de la propriété. Une expérience qui devrait toucher à sa fin dans un futur plutôt proche.

« On a fait le choix cette année d’arrêter la biodynamie sur quatre des huit hectares concernés, confirme Matthieu Bordes, le directeur de Lagrange. Il reste donc quatre hectares à titre toujours expérimental et informatif. » « Mais, poursuit-il, sur ces quatre hectares situés sur les grands terroirs du domaine, cela fait 4 ans qu’ils n’entrent plus dans le grand vin. »

Autrement dit, ces essais n’ont pas été concluants. En particulier sur la qualité des raisins. « Aujourd’hui, on s’aperçoit que sur nos grands terroirs, par rapport à notre climat océanique, il est très compliqué d’avoir des raisins en bon état sanitaire en biodynamie, voire en très bon état sanitaire, ce qui compromet leur qualité à l’arrivée », souligne Matthieu Bordes.
« L’objectif de la propriété n’est pas d’être certifiée en biodynamie, ajoute-t-il. Nous sommes certifiés en agriculture raisonnée et cela nous va très bien. »

Fort de ce constat, il semble même difficile d’imaginer que l’expérimentation perdure encore très longtemps sur ces quatre derniers hectares. Surtout que nous parlons là de parcelles situées sur les meilleurs terroirs de Lagrange.

Jefferson Desport