#FamilyIsSustainability
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Cette année encore, les 12 exceptionnels domaines viticoles familiaux européens qui constituent les l’association Primum Familiae Vini vont décider ce mois de février qui parmi les 5 finalistes remportera le prix. Parmi eux, une magnifique entreprise familiale française pourrait s’imposer.

A la simple évocation de chacun des membres de cette association, tout amoureux des grands vins ne peut que frissonner. Si l’on cite au hasard Egon Müller Scharzhof, Vega Sicilia, pol Roger, Clarence Dillon, Hugel ou bien encore Baron Philippe de Rothschild, les yeux s’illuminent, le sourire vient aux lèvres et l’imagination se plaît à rêver d’une dégustation qui réunirait les vins mythiques de tous ces domaines familiaux ancestraux. Car tel est leur lien indéfectible, celui d’avoir réussi au fil des siècles, génération après génération, à transmettre un incroyable patrimoine familial où l’amour du geste, le respect infini du terroir, la passion du détail continuent de forger un esprit unique. De cette certitude que, dans un monde mouvant, l’exigence constante de la plus haute qualité associée à la pérennité d’un savoir-faire unique était plus que jamais un atout à préserver et mettre en valeur, l’association a décidé de créer le prix « Family is Sustainability ». Une idée simple, celle de célébrer des entreprises engagées depuis des décennies à produire, de père ou mère à fille ou fils, des objets rares, héritiers de savoir-faire ancestraux.

Du Japon à l’Italie en passant par la France

Lors de la précédente édition, l’émotion avait été grande lorsque le nom du gagnant avait été dévoilé. C’est la Maison Bernard, l’un des luthiers les plus prestigieux au monde, qui avait été choisi comme lauréat. Une aubaine pour pouvoir mettre en œuvre des projets touchant justement à la transmission à la jeune génération. Cette année, tous les paris sont lancés. Le jury composé des 12 familles a eu fort à faire pour parvenir à sélectionner pour cette finale les 5 entreprises pouvant prétendre au prix. L’entreprise japonaise Tsutsumi créée en 1909 à Kyoto s’est fait une spécialité du laquage de la vaisselle et des œuvres d’art. Takauya, membre de la nouvelle génération, a collaboré à des projets inattendus comme celui de laquer des planches de surf en bois comme le faisaient les Hawaïens. 2 entreprises italiennes sont aussi en lice. Tout d’abord Giulio Giannini e Figlio spécialisé depuis 1856 à Florence dans les travaux de reliure et de fabrication de papier décoré à la main. Pour perpétuer cet art, tout un projet d’archivage numérique a été mené dans le but d’inspirer de futurs travaux et permettre de nouvelles applications. Autre entreprise transalpine, Busatti fondée pour sa part en 1842 et qui produit des textiles de très haute qualité, désormais en utilisant même des algues dans le processus de production. Le restaurant américain Columbia concourt également, lui qui est l’un des 10 plus vieux établissements du pays avec la 4ème génération à sa tête. Et enfin l’entreprise française Brun de Vian-Tiran, plus que bicentenaire (1808) et qui a déjà vu se succéder 8 générations. Toutes ont porté au plus haut la production d’étoffes. Le tandem père-fils qui la dirige aujourd’hui collabore notamment avec des bergers locaux pour qu’ils continuent à élever des races anciennes de moutons produisant une laine unique. C’est le cas aussi avec des bergers de Mongolie qui grâce au soutien de l’entreprise provençale peuvent maintenir l’élevage des chameaux pour leur laine.

Quel que soit le résultat dans quelques semaines, toutes ces entreprises sont inspirantes et démontrent que l’on peut avoir un pied solidement ancré dans le passé et le second parfaitement en mouvement vers l’avenir.