(photo F. Hermine)
(photo F. Hermine)

Ruinart, en tête des recherches de champagne sur Google. Une belle récompense pour entrer dans la décennie qui marquera en 2029 les 300 ans du champagne Ruinart.

La marque a été classée au premier rang des 50 marques de champagne les plus “googlisées” par les Français en 2019 avec une moyenne de plus de 28 000 recherches par mois. Selon l’étude réalisée par SEMrush, elle arrive ainsi loin en tête devant Louis Roederer (16 754) et Veuve Clicquot (14 754), les suivants restant en deçà des 7500 recherches (Taittinger, Cattier, Nicolas Feuillatte, Laurent-Perrier…)
La Maison rémoise n’a pas manqué d’actualités en 2019 : une nouvelle collaboration artistique avec le brésilien Vik Muniz pour une exposition de réinterprétation de ceps de vigne et une édition limitée du blanc de blancs, avec le duo d’artiste Maya Mouawad et Cyril Laurier sur le thème du Retour aux Sources, expérience visuelle et sonore, avec le designer et architecte Ron Arad pour trois seaux à champagne en étain et trois flacons de Dom Ruinart dans une malle en chêne, et avec la jeune photographe contemporaine Elsa Leydier lauréate du deuxième prix Maison Ruinart 2019 qui exposera du 29 janvier au 1er février à Genève (Suisse) et du 26 février au 1er mars à Madrid.

Deux Dom Ruinart millésimés

La plus ancienne maison de champagne, rachetée en 1988 par le groupe LVMH, a lancé pour les fêtes de fin d’année le Dom Ruinart blanc et rosé 2007 – La maison sort pour la première fois deux vins en même temps sur le marché. L’année atypique, à la météo contrastée, “a brillé surtout par ses chardonnays, cépage signature de la maison mais à faibles volumes en 2007, contrairement à 2008, année à noirs”, selon le chef de caves Frédéric Panaïotis qui ne sortira donc pas de millésime pour cette année-là ni en blancs ni en rosé. “2007 est une ‘année sous-évaluée’ mais qui a pourtant donné de jolis chardonnays comme 2010, 2013, 2017”.

Le Dom Ruinart rosé millésimé 2007 à la robe rose cuivrée, assemblage de 80% chardonnay issus de grands crus de la Côte des Blancs et du nord de la Montagne de Reims et de 20% de pinot noir d’Aÿ vinifié en rouge, s’annonce sur une légère note d’évolution. Dosé à 5 g/l., il est particulièrement frais, dynamique et structuré sur des arômes de fruits rouges très mûrs, d’orange sanguine, de cacao, de roses et d’hibiscus. Il n’y a eu de Dom Ruinart millésimé qu’en 2000, 2004, 2007 et sans doute en 2009 et 2013). Pour des tatakis de saumon, thon mariné, volaille de Bresse… (270 €).

Le Dom Ruinart blanc de blancs issu à 100% de chardonnays à 75% de la Côte des blancs (Chouilly, Avize, Le Mesnil-sur-Oger, Oger) complétés de raisins de la Montagne de Reims (Mailly, Puisieulx, Verzenay, et surtout Sillery, planté à 60 % de chardonnay). Il est dosé à 7,5 g/l. et développe sur un nez crémeux des notes de vieux bourgognes sur le miel et la truffe, de zeste de citron sur de jolies fines bulles. Avec une salade de homard, un risotto aux cèpes et parmesan (148 €)