(photos InterBeaujolais)
(photos InterBeaujolais)

Comme chaque année, l’interprofession des vins du Beaujolais édite le guide des Bistrots Beaujolais, et présente les petits nouveaux de la promotion au grand public.

Les Bistrots beaujolais sont les héritiers d’une longue lignée d’admirateurs des vins de la région.
La « Coupe des meilleurs pots » fut la première distinction mise en place à Lyon dans les années 50, destinée à récompenser les bistrots servant les meilleurs beaujolais, dans un esprit convivial (l’heure est en effet à l’effusion et à la jovialité : l’après-guerre est une période décisive pour le Beaujolais, pendant laquelle fut notamment crée le marketing autour du Nouveau).

Puis Henri Clos-Jouve et Marcel Grancher, les fondateurs de la coupe, partirent exporter leur concept à la capitale, et la coupe devint dès lors exclusivement parisienne.

La capitale des Gaules et des Gones sortit de sa torpeur en 1995, et décida de refonder un réseau de bistrots beaujolais, à l’image de l’original, baptisée « La coupe lyonnaise des Étonnants Beaujolais ».
Les actuels « Bistrots beaujolais » sont donc les héritiers de cette histoire, dont les deux valeurs cardinales (amour réel des vins produits en Beaujolais et convivialité) n’ont pas pris une ride (et forment d’ailleurs la pierre angulaire de la stratégie de promotion 2018 de l’interprofession, via le concept de la Beaujonomie).

Aujourd’hui, le réseau des Bistrots Beaujolais compte plus de 300 établissements de par le monde, et une application mobile, permettant de trouver un bistrot beaujolais à proximité de soi, mais aussi de les évaluer.

Pour la promotion 2018, sept nouveaux venus côté lyonnais ont été accueillis dans le sérail le samedi 28 avril 2018 à l’hôtel de ville de Lyon, et six côté beaujolais, couronnés le mardi 15 mai 2018 à Villefranche-sur-Saône.

Plusieurs critères sont analysés par un jury de deux personnes, lorsqu’un établissement est repéré comme ayant le potentiel de devenir un bistrot beaujolais, à savoir l’accueil réservé au client, le cadre, le type et la qualité du repas, le rapport qualité/prix, et bien sûr l’attachement au vignoble du beaujolais, au travers de la façon dont l’équipe s’exprime sur les vins du beaujolais, ainsi que le nombre de références à la carte des vins, par rapport à celles proposées dans les autres régions, et leur service (choix de différents contenants, etc).

Bienvenue donc aux lauréats lyonnais :
– « Les Boulistes », situé dans le 4è arrondissement et mené par Frédéric d’Ambrosio, proposant une très bonne cuisine bistronoique du marché, dans un cadre vintage ;
– « Elie et Fils » d’Henri Melki, dans le 3ème arrondissement ;
– le « Bistrot du Potager Stalingrad » (6è arrondissement) et le « Bistrot du Potager Gerland » (7è arrondissement) de Frank et Mai Delhoum ; où la cuisine est créative, parfumée et très aromatique mais sans chichis, avec juste une excellente maîtrise du produit (l’une de nos adresses lyonnaises préférées),
– « Grum et Gram » (3è arrondissement) de Nicolas Dargentolle et Anabelle Bony ; autour d’une cuisine de bistrot et du marché,
– « Terrasses et Marmites » de Clément et Delphine Gilibert à Vénissieux, pour une cuisine lyonnaise et du marché dans un cadre un peu bistrot de campagne, très agréable ;
– et enfin « Gnolus, grands gognants et autres gones » (9è arrondissement), chez Philippe Moy.
Côté pays beaujolais, les nouveaux sont :
– « le Buffet de la Gare » à Belleville, chez Romain Lay et Alexandre Beck ; proposant une très belle carte des vins autour d’une cuisine de saison ;
– « L’écume gourmande » à Cercié, chez Ghislain Varillon ; où la cuisine est travaillée et gourmande, et disposant d’une belle cave à vin visible depuis la salle ;
– « la Bascule » à Fleurie, bistrot de village spécialisé dans les vins de Fleurie ;
– « le Sarment » à Juliénas, chez Fabien Barraud et Alexandre Lardon qui proposent une cuisine de saison ;
– « le Coq », également à Juliénas, chez Marie Dias, avec une jolie cuisine traditionnelle ;
– et « Joséphine à Table » à Saint-Amour (village de 2500 habitants mais comptant deux restaurants étoilés), chez Cyril et Valérie Laugier, confectionnant une cuisine de famille bistronomique.

Le nombre d’établissements allant grandissant, et bien qu’ayant le même dénominateur commun, leur profil sont variés : du bistrot à la table gastronomique, en passant par les restaurants urbains semi-gastronomiques. L’édition 2018 introduira une classification permettant de s’y retrouver en fonction des envies, et respectant la classification des vins mise en place par l’interprofession dans sa nouvelle stratégie, à savoir les établissements « classic » (restauration traditionnelle de bistrot), « beaujonomic » (restauration tendance), et « gastronomic » (belles tables, étoilées ou en passe de le devenir).

La sortie du guide en version papier est annoncée pour mi-juin, en attendant, tous les bistrots beaujolais sont à retrouver sur l’appli mobile !