Vendredi 28 Août 2026
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28.08.2026
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Une nouvelle génération a pris place à la tête de la maison Peyrat. Ils s’appellent Clémence et Édouard. Au menu de la discrétion et de l’ambition avec une nouvelle gamme de cognacs et un whisky en sus du rhum Moko.
Le Mas de Bellevue offre une vue imprenable sur la vallée du fleuve, au niveau de Châteauneuf-sur-Charente, avec au loin la cité d’Angoulême. Nous sommes en Petite-Champagne, une vingtaine d’hectares d’un seul tenant entoure la propriété : c’est le fief des Peyrat.
Le nouveau fief, car l’histoire de cette famille au pays de l’eau-de-vie charentaise a commencé à s’écrire dans un autre cru du Cognaçais. « Notre lien au cognac remonte à mon arrière-grand-père, Henri Peyrat, qui a fondé une maison de négoce éponyme en 1920 et la propriété historique était en Borderies », explique Édouard. Comme souvent à cette époque, la maison s’approvisionne un peu partout pour délivrer un riche catalogue. Après la Seconde Guerre mondiale, le fils d’Henri, Jean, reprend les rênes et travaille les marchés à l’exportation, le cognac a le vent en poupe. « Et à la fin des années 1960, mon père et mon oncle, Philippe et Henri, poursuivent l’aventure avec notamment la consolidation d’un marché très important pour nous, la Finlande, avec la marque Apteekkarin. « La marque Peyrat, quant à elle, est distribuée un peu partout dans le monde, avec une primauté pour l’Europe », souligne Édouard qui incarne avec sa sœur, Clémence, la quatrième génération. Les deux Peyrat sont de formation commerciale et Clémence rattrape aussi le marketing et la communication tandis qu’Edouard chapeaute en sus la production. Les marques sont prises !
Avec un nouveau terrain de jeu dont l’acquisition s’est faite en 2021, ces fameux 20 hectares d’un seul tenant et son Mas de Bellevue. « C’est un terroir calcaire superbe qui tutoie la Grande Champagne, à partir de cette production nous voulons proposer du single estate, pour cela nous avons créé une nouvelle gamme qui met en avant la Petite Champagne », confie celui qui aime montrer le bel alambic devant lequel il passe l’hiver et où les vins sont distillés avec les lies. C’est le choix de la gourmandise, de la complexité, l’école de la maison Frapin en somme.
Épaulés par un chef de culture, Martin Clapaud, les Peyrat entendent prendre la voie du sur-mesure en jouant aussi sur le vieillissement en chai humide comme en chai sec. Le VS, le VSOP et le XO (de 35 à 90€) se retrouvent dans un packaging beaucoup plus craft. Clémence et Édouard se démarquent. « Nous sommes relativement discrets pour autant », prévient Édouard sur la terrasse du Mas. Non sans être ambitieux. Pour preuve, leur diversification avec depuis déjà quelques années le rhum du Panama, Moko, mais aussi désormais un whisky, Villa n° 16, celui-ci vieilli en fûts de chêne français et américain durant trois ans, puis affiné dans des fûts de cognac et de pineau des Charentes. La maison Peyrat dispose aussi de cognacs millésimés (1920, 1952, 1969, 1984, 1989…), histoire de boucler la boucle.

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