Malgré les terribles gels printaniers d’avril dernier, Jean-Jacques Bonnie, propriétaire du château Malartic-Lagravière (et tout juste réélu président des Crus Classés de Graves), défend ce millésime 2017 qu’il annonce faible en quantité mais beau en qualité.

Vous allez de nouveau en entendre parler, alors que nous approchons de la semaine des Primeurs à Bordeaux : les épisodes de gel du printemps 2017, qui ont durement frappé le vignoble, vont revenir dans toutes les conversations. Et ils vont être, dans une certaine mesure, un important paramètre d’évaluation du millésime qui va se dévoiler aux professionnels.

Face à cette injustice météorologique, les châteaux ne sont pas égaux. Certains ont été frappés à 100%, d’autres ont réussi à sauver une jolie partie de leur récolte, tandis que certains ont été miraculeusement épargnés. Pour les dégustateurs, il y aura un travail de sélection aussi précis que pour les techniciens qui ont accouché du millésime.

Qu’en pense Jean-Jacques Bonnie ? Fraîchement réélu (à l’unanimité) pour un mandat de trois ans à la présidence des Crus Crassés de Graves, le propriétaire du château Malartic-Lagravière souligne que le gel a “impacté plus particulièrement les seconds vins. [Les conditions climatiques du millésime] offrent cependant un printemps salutaire avec une très belle floraison rapide et homogène mi-mai. La fin de printemps connait une période caniculaire, et l’été, en dents de scie, favorise cependant de belles maturations”. Au final, il annonce : “En blancs, les aromatiques sont superbes, les vins montrent une belle tension et un caractère séveux, avec beaucoup de fruit et une matière très qualitative. En rouge, le profil aromatique est superbe, montrant de beaux fruités et une jolie fraicheur, gage d’équilibre”.

Plus d’informations ci-dessous en vidéo. Et dégustation dans quelques jours par la rédaction !