Dans la gamme des rosés, le choix est large. De quoi trouver son bonheur pour l’été, mais pas seulement. La preuve par deux avec les explications de producteurs dans le sud de la France.

« Dans le sud, on boit du rosé toute l’année ! » C’est ce qu’explique Elise Trilles, du domaine Trilles, en Côtes du Roussillon. Dès qu’il fait beau, la propriétaire a le réflexe rosé. « Nous produisons un rosé sec, léger et fruité, parfait en apéritif à toutes les saisons. » Mais elle le concède, toute la France n’a pas le climat ensoleillé du sud ! Et dans la plupart de régions, la saison préféré du rosé, c’est l’été. « Avec des grillades ou des recettes estivales, des salades composées, du melon, des tomates, le rosé est l’accord idéal ! » selon elle.

Jean-Charles Buffet, propriétaire du domaine Rostangue en Côtes de Provence (bio) partage cet avis. Avec deux gammes de rosés, la propriété sait s’adapter à toutes les occasions. « Nous proposons un rosé d’apéritif, léger, à boire plutôt quand la chaleur est au rendez-vous » précise-t-il. « Mais nous produisons aussi un rosé plus « gastronomique » à associer à des plats en sauce ou des plats épicés, par exemple avec du curry » ajoute-t-il.

Et le phénomène des rosés aromatisés, vous en pensez quoi ?

Réponse catégorique de Jean-Charles Buffet : « Ce n’est pas du vin, c’est un mauvais rosé masqué avec un arôme ! » répond-il. Elise Trilles, elle, est plus mesurée. « Ce n’est ni la même clientèle ni le même usage que pour un rosé traditionnel, aromatique naturellement. Mais ces vins ont leur clientèle, c’est bien qu’ils existent. »

Et pour juger si un rosé est réellement de bonne qualité, astuce de viticulteur : le froid masque les défauts, goûtez le rosé à température ambiante pour jauger son goût.

Laura Bernaulte