Tout juste désigné nouveau directeur général de la maison Albert Bichot, Guillaume Deglise, qui a piloté pendant cinq ans le salon professionnel Vinexpo, revient sur les terres bourguignonnes où il a été formé. Il répond à nos questions.

Que représente pour vous cette nouvelle aventure à la tête de la maison Albert Bichot ?
C’est d’abord beaucoup de fierté. Albert Bichot est une maison prestigieuse, une maison familiale, comme celles dans lesquelles j’ai pu travailler avant mon expérience à la tête de Vinexpo. C’est un environnement dans lequel je me sens bien. C’est aussi un retour aux sources pour moi qui suis diplômé de l’École Supérieure de Commerce de Dijon. Enfin, j’ai toujours eu un attachement fort pour la Bourgogne – on me l’a d’ailleurs assez fait remarquer quand j’étais à Bordeaux (rires).

Quels sont les défis que vous allez devoir relever au poste de directeur général ?
Ce qui est intéressant avec la maison Albert Bichot c’est qu’elle est à la fois chargée d’histoire – ses racines remontent à 1831 – et à la fois pleine de dynamisme, riche de promesses de développement. Il y a beaucoup de potentiel, c’est une maison qui regarde vers l’avenir – je pense notamment à la décision de convertir ses vignobles au bio, dès 2018 pour les domaines de Côte d’Or et de Mercurey.
Plus largement, j’ai l’honneur de succéder à Benoît de Charette qui a fait un travail remarquable pendant 27 ans. J’arrive avec beaucoup d’humilité. Je vais travailler au côté d’Albéric Bichot, qui connaît cette maison (et le reste de la Bourgogne) sur le bout des doigts ; il y a des équipes en place qui sont très professionnelles. Je vais me fondre dans le paysage et examiner tous les enjeux qui se présentent, opérationnels, logistiques, commerciaux, et bien sûr les questions d’approvisionnements…

Dans son communiqué, Albéric Bichot met en avant votre expérience internationale. Est-ce l’un des axes de développement sur lesquels vous allez travailler en priorité ?
Entre autres. Albert Bichot, comme d’autres grandes maisons bourguignonnes et françaises, n’a pas d’autre choix que d’investir sur l’export. Nous pouvons faire encore plus rayonner Albert Bichot à l’international, en particulier sur certains marchés clés comme les Etats-Unis et bien entendu l’Asie, où la Bourgogne a encore beaucoup de territoires à conquérir.

D’un point de vue plus personnel, y a-t-il une cuvée chez Albert Bichot que vous affectionnez tout particulièrement ?
J’ai toujours eu un faible pour Pommard, et il se trouve que la maison a un monopole sur cette appellation, le Clos des Ursulines. Je l’ai encore redégusté récemment, c’est un vin que j’adore.