Vignobles au pied des Dentelles de Montmirail (Cairanne)
Vignobles au pied des Dentelles de Montmirail (Cairanne)

Interdiction du désherbage chimique, déploiement collectif de la certification Haute valeur environnementale (HVE), mesures en faveur de la biodiversité… Le syndicat général des vignerons des côtes-du-Rhône vient d’adopter un important programme d’action en faveur de l’environnement.

À terme, les deux tiers de la superficie des côtes-du-Rhône et des côtes-du-Rhône villages ne recevront plus de désherbage chimique. C’est l’une des annonces fortes faite par Philippe Pellaton, président du syndicat général des vignerons réunis des côtes-du-Rhône, lors de la présentation à la presse du plan d’action stratégique environnemental du vignoble, le 31 janvier à Avignon. Voté en assemblée générale, le 23 janvier dernier, ce plan vise à limiter de manière drastique l’usage des désherbants dans les vignes. « Nous allons interdire leur emploi en bordure de parcelle et sur la moitié de la surface plantée des parcelles », a indiqué Philippe Pellaton. Ces deux mesures vont figurer dans le cahier des charges des côtes-du-Rhône et des côtes-du-Rhône villages. Elles sont donc obligatoires pour les 4 000 vignerons de l’aire d’appellation (40 000 hectares). S’ils ne les respectent, ils ne pourront pas revendiquer leur production en côtes-du-Rhône ou en villages. « Nous répondons aux enjeux sociétal en matière de protection de l’environnement, enchaîne Philippe Pellaton. Nous engageons le vignoble dans une viticulture durable. »

Toujours dans le cadre de ce plan d’actions, le syndicat va par ailleurs déployer la certification Haute valeur environnementale (HVE) à l’échelle du vignoble. Objectif, parvenir à 50% d’exploitation certifiées d’ici 2025 et à 100 % en 2030. D’autres mesures vont être prises pour favoriser la biodiversité dans les parcelles, notamment l’introduction de ruches dans ces dernières. « Nous allons engager des partenariats avec les fédérations d’apiculteurs et communiquer auprès des viticulteurs sur les pratiques préservant les abeilles », précise Philippe Pellaton. Des nichoirs seront installés dans le vignoble pour favoriser le repeuplement des chauves-souris qui d’excellents prédateurs des agresseurs de la vigne. Implantation de haie, enherbement des inter-rangs… sont aussi au programme pour développer la présence des oiseaux. Les metteurs en marché devraient mettre en avant ces actions sur des collerettes portées par les bouteilles.

Commentaires (4)

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  • Valerie Murat
    • 05 février 2019
    • 11H27

    HVE n'a aucune valeur ni pour l'environnement et encore moins pour la santé de l'homme puisque des pesticides de synthèse même les plus dangereux comme les CMR (cancérogènes, mutagènes et reprotoxiques) peuvent être utilisés. C'est un vrai faux label qui se veut rassurant pour le consommateur et qui est confusant ! c'est honteux, fallacieux et malhonnête de le comparer à une certification en Agriculture biologique.

  • Mathieu Doumenge
    • 06 février 2019
    • 09H37

    Madame,
    Vous dénoncez la confusion entre le bio et la démarche HVE. En aucun cas cet article ne compare les deux approches. Il présente, ni plus ni moins, le nouveau stratégique conçu par les vignerons des côtes-du-Rhône. Il ne prend pas parti en faveur de quelquesdémarche que ce soit.
    L'équipe TERRE DE VINS

  • Valerie Murat
    • 06 février 2019
    • 16H54

    Vous ne comparez pas effectivement, vous mélangez tout ! Ce qui se veut protecteur de la sante de l homme et de l environnement -et qui est certifié- et ce qui ne l est pas.
    En quoi l utilisation de pesticides de synthèse protége t elle la biodiversité si ce n est precisement le contraire ?Qu en est il des utilisateurs, ouvriers viticoles et opérateurs ?

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