(photo : P Labeguerie)
(photo : P Labeguerie)

Trois ans après son inauguration, le nouvel outil technique de cette étoile montante de Pessac-Léognan, signé Philippe Starck, porte ses fruits. Explications avec son directeur, Guillaume Pouthier.

« Un grand vin, c’est une somme de détails, et en 2018, on a pu aller au bout des détails. On peut vouloir et ne pas pouvoir. Ce chai nous permet de vouloir et de pouvoir, pour essayer d’aller vers plus de finesse et de précision. Il accompagne parfaitement le travail parcellaire qu’on a mis en place à la vigne en nous permettant d’isoler à l’étape de la vinification. Chaque cuve a également tellement d’inertie thermique qu’on peut vinifier exactement comme on le souhaite, à une température donnée à 0,2 ou 0,3°C près. C’est un outil primordial pour augmenter la pureté des vins. Encore plus que jamais en 2018, on a essayé de travailler l’équilibre, cette notion de plaisir, pour accroître la buvabilité du millésime. Aujourd’hui, à Bordeaux, je pense qu’il faut augmenter la plage de dégustation des grands vins. Il faut qu’ils puissent être bus plus tôt, tout en gardant les caractéristiques fondamentales des grands bordeaux, c’est-à-dire la capacité à se complexifier avec la garde. Ce millésime 2018 c’est un monstre de puissance, mais on ne la sent pas. C’est une main de fer dans un gant de velours. »