L’entreprise de vinifications sur mesure Crushpad Bordeaux devient Viniv. Samedi 20 avril, l’entreprise a officialisé son nouveau nom, à l’occasion d’une dégustation.

Crushpad Bordeaux change de nom. La société de vinification personnalisée est désormais baptisée Viniv. Deux motifs à cette modification : l’année dernière Stephen Bolger, le PDG de Viniv, et les Domaines Jean-Michel Cazes se sont associés pour racheter la filiale bordelaise à l’entreprise californienne Crushpad. Un changement de nom s’imposait donc. Stephen Bolger espère aussi que l’activité de l’entreprise sera mieux reflétée.

La nouvelle appellation comporte un double sens. « Cela évoque l’initiation vinicole », explique-t-il. Mais si on l’a choisie c’est parce que c’est un palindrome, poursuit-il. On peut le lire dans les deux sens. » Il souhaite souligner que le concept va à l’encontre du monde traditionnel du Bordelais où le producteur fait le vin, et le consommateur achète. « Dans notre cas, c’est le consommateur qui se met au centre, qui choisit des parcelles et qui devient vigneron. « C’est comme si eux lisaient Viniv dans le sens inverse, de manière contre-intuitive ».

Viniv a profité de son « mash-up » (« pot-pourri », traduit Stephen Bolger) organisé le samedi 20 avril pour officialiser sa nouvelle identité. C’est le moment où les vinificateurs amateurs, clients de l’entreprise, et les professionnels se réunissent pour déguster les vins de chacun d’eux. Après une dégustation des vins 2011, le matin, l’après-midi c’était au tour du millésime 2012, le premier à avoir été élevé dans un chai du Château Lynch-Bages à Pauillac.

Bilan positif un an après l’arrivée de l’entreprise à Pauillac

Stephen Bolger dresse un bilan positif de sa première année de collaboration avec les Domaines Cazes. « Jusqu’à présent 40% de notre clientèle nouvelle nous a découvert ici, en visitant le château ou parce que nous sommes associés à la maison Cazes », explique-t-il.

Jean-Michel Cazes, propriétaire des domaines du même nom, trouve cette aventure « formidable ». Il apprécie la journée du « mash-up ». « D’habitude quand on fait des assemblages, c’est un processus qui dure longtemps ». Là, les clients peuvent modifier leur assemblage mais ils doivent « prendre des décisions en quelques minutes, c’est un exercice de style passionnant avec un résultat à la fin de la journée », s’enthousiasme-t-il.

L’événement de samedi était aussi l’occasion pour les clients de Viniv d’échanger avec les vinificateurs professionnels, de recueillir des conseils. Un vigneron qui a produit une partie des raisins destinés à la vinification personnalisée était même présent. Karl Todeschini, responsable technique du Château Mangot à Saint-Emilion, a apprécié de voir « comment les clients travaillent » avec ses vins.

Pauline Gleize