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5.800 demandes pour le nouveau plan d’arrachage de vignes

Vignoble Lirac

©Thomas O'Brien

Auteur

AFP

Date

12.03.2026

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L’État a reçu 5 800 demandes d’aide pour permettre d’arracher environ 28 000 hectares de vignes au total, dans le cadre d’un nouveau plan d’arrachage destiné à aider la viticulture à sortir de la crise, a indiqué le président du conseil « Vin » de FranceAgriMer mercredi, date limite de dépôt des dossiers.

Une « grande majorité » des 5 824 dossiers sont venus du Sud-Ouest et d’Occitanie (Gironde, Aude, Gard, Hérault, Pyrénées-Orientales, Gers) et concernent des cépages de vin rouge, a indiqué Jérôme Despey à l’AFP.

37 % de ces 27 929 hectares portent sur un arrachage total, avec cessation d’activité des viticulteurs concernés, et 63 % sur un arrachage partiel (sur des vignes d’au moins dix ans) pour permettre de réorienter l’activité viticole, selon des chiffres provisoires à consolider après vérification de tous les dossiers.

Un budget de 130 millions d'euros pour la filière

Une enveloppe de 130 millions d’euros avait été annoncée fin 2025 par le gouvernement pour soutenir ce nouveau plan, à raison de 4 000 euros par hectare. Le budget ne devrait donc pas être dépassé, souligne M. Despey, relevant que les réponses à ce nouveau plan correspondent à peu près à ce qui avait été anticipé.

« Il y a une partie des vignerons qui, sur un plan économique, n’en pouvait plus. Ce sont ceux qui arrachent la totalité de leur exploitation et abandonnent l’activité, ce qui est un crève-cœur, c’est un accompagnement pour sortir du métier », souligne-t-il. « Et puis le point positif, c’est qu’il y en a près de 63 % qui arrachent des vignes qui ne sont pas adaptées à un marché, pour permettre de continuer l’activité à l’avenir », a ajouté le viticulteur héraultais.

Les viticulteurs auront jusqu’au 31 décembre pour arracher leurs plants. Le secteur connaît une crise notamment liée au réchauffement climatique et à de nouvelles préférences des consommateurs, qui tendent à moins aimer le vin rouge.

À Bruxelles, États et eurodéputés ont approuvé un plan de soutien à la filière viticole prévoyant plus de flexibilité pour l’arrachage des vignes et un développement du vin sans alcool.

En France, le précédent plan d’arrachage datait seulement de 2024 et avait déjà été fixé à 130 millions d’euros.

Article écrit avec AFP