(Photo DR MEAE - Judith Litvine)
(Photo DR MEAE - Judith Litvine)

Franck Riester, ministre du commerce extérieur et Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’état au tourisme, se sont déplacés à Chablis, mardi 20 juillet, pour échanger avec les viticulteurs bourguignons. Ceux-ci ont rappelé leur détresse en cette année marquée par le gel et les difficultés liées au Covid.

Le cortège n’est pas passé inaperçu dans le bourg. Franck Riester, ministre du commerce extérieur, s’est déplacé à Chablis, mardi 20 juillet, accompagné du secrétaire d’État au tourisme Jean-Baptiste Lemoyne et de Guillaume Gomez, le « monsieur gastronomie » d’Emmanuel Macron.

La matinée a commencé dans les locaux de l’interprofession bourguignonne, ou les représentants du gouvernement ont échangé avec les représentants du négoce et de la viticulture, espérant ainsi prendre le pouls du vignoble chablisien, bourguignon et national. À l’ordre du jour : l’export et l’œnotourisme en temps de crise. « On a parlé des moyens mis en place pour pouvoir accompagner les exportateurs sur le plan national, comme les chèques relance export, les aides pour les salons, le volontariat international en entreprise», a résumé à la presse Franck Riester à l’issue du colloque.

Gel : au moins un demi milliards d’euros de pertes en Bourgogne

Mais un autre sujet s’est invité dans les échanges : les conséquences du gel. « En ce moment, c’est le pire du pire, on a vraiment insisté là-dessus », confie Albéric Bichot, président du négoce bourguignon. « Les dégâts cette année, c’est a minima un demi-milliard d’euro parti en fumée sur l’ensemble de la Bourgogne, avec des maisons et domaines qui auront pourtant les mêmes charges. Et sur les marchés, les conséquences seront à gérer sur 2022 et 2023 ». Peu d’annonces concrètes ont été formulées à l’issue de la réunion, mais le président de la maison Albert Bichot estime que la profession « a été entendue ».

Le déplacement s’est achevé par une visite de La Chablisienne, plus grand producteur de vins de Chablis, avec 8 à 9 millions de bouteilles annuelles. Au cœur des immenses cuves inox de la coopérative, le directeur Damien Leclerc a rappelé aux membres du gouvernement la nécessité pour les professionnels du vin « d’honorer les marchés » dans les années à venir, malgré des quantités moindres.