Le viticulteur bourguignon Emmanuel Giboulot doit passer ce 24 février devant le Tribunal de Beaune pour avoir refusé de traiter ses vignes aux pesticides à titre préventif. Il encourt jusqu’à six mois de prison. Une pétition a été mise en ligne pour le soutenir.

Nous en parlions ici-même en novembre dernier
: le viticulteur bourguignon Emmanuel Giboulot, qui exploite dix hectares de vignes sur la Côte de Beaune et la Haute-Côte de Nuits, s’est vu convoqué par la justice pour avoir refusé de respecter un arrêté préfectoral, imposant le traitement de « l’ensemble des vignobles de la Côte d’Or » au moyen « d’une application unique d’un insecticide » contre la cicadelle, insecte vecteur de la flavescence dorée, une maladie de la vigne présente notamment dans le nord Mâconnais, en Saône-et-Loire.

Emmanuel Giboulot, qui cultive ses vignes en biodynamie, souhaite utiliser d’autres méthodes, plus conformes à sa philosophie, pour lutter contre la cicadelle et prévenir la flavescence dorée. Mais son refus de suivre l’arrêté préfectoral pourrait lui coûter cher : jusqu’à 30 000 euros d’amende et six mois d’emprisonnement. Mais au-delà de son cas personnel, c’est l’incidence d’une telle condamnation sur l’ensemble des vignerons « bio » qui le préoccupent, comme il le détaille dans la vidéo ci-dessous, que l’on peut également voir en suivant ce lien. Appelé à comparaître ce lundi 24 février devant le Tribunal de Beaune, Emmanuel Giboulot fait donc l’objet d’un soutien massif de nombreux amateurs et acteurs de la filière vin. Une page de soutien lui a été consacrée sur Facebook, et surtout une pétition a été mise en ligne, demandant l’abandon pur et simple des charges retenues contre lui. Elle a récolté à ce jour plus de 250 000 signatures. Cette pétition peut également être consultée et signée en suivant ce lien.