©Anne Lacaud
©Anne Lacaud

Les vendanges débutent déjà dans les deux Charentes. Le rendement agronomique attendu est dans la moyenne, de l’ordre de 110 hectolitres par hectare.

Les vendanges débutent dans les 78 000 hectares du vignoble du cognac, avec environ deux semaines d’avance. Le ban a été donné ce lundi 5 septembre 2022, lors d’une réunion d’information du syndicat UGVC à Châteaubernard, près de Cognac. On y a appris que l’ugni blanc (le principal cépage des vins de distillation) avait plutôt bien résisté à la sécheresse. La récolte, sans être abondante, sera dans la « moyenne décennale », avec un rendement attendu de l’ordre de 110 hectolitres par hectare.

Le même jour, le Bureau national interprofessionnel du cognac (BNIC) diffusait un communiqué invitant les viticulteurs charentais à vendanger sans tarder pour « préserver l’équilibre entre l’acidité et le degré alcoolique nécessaire à la vinification de vins aptes à la production de cognac ».

“Une année surprenante et compliquée”

Le BNIC écrit : « 2022 est une année exceptionnelle du point de vue climatique et agronomique. […] L’état sanitaire […] est bon, mais l’impact de la chaleur commence à se faire sentir. Il apparaît aujourd’hui important de vendanger rapidement […], en commençant par les parcelles les plus exposées à la sécheresse (jeunes vignes et cépages précoces) et celles ayant souffert de la grêle » du 20 juin.

L’Organisme de défense et de gestion de l’appellation cognac a fixé le rendement maximal autorisé à 14,73 hectolitres d’alcool pur par hectare (hl AP / ha). Ce chiffre doit limiter les caprices de la nature et permettre d’atteindre l’objectif de production moyenne de 11,61 hl AP/ha, indispensable à la satisfaction des besoins du négoce et des marchés internationaux (984 331 hl AP à mettre sous bois).

Christophe Veral, le président du BNIC, a déclaré : « Cette année restera comme une année surprenante et compliquée, mais nous avons tout en main pour réussir une belle vendange qui permettra au cognac de continuer à relever ses défis sur les marchés. Notre engagement demeure inchangé : croissance, durabilité, qualité. Et vendanger tôt, cette année, ce sera bien un gage de qualité. Nous sommes tous dans les starting-blocks. Je souhaite de bonnes vendanges à tous nos viticulteurs avec une pensée pour tous ceux qui ont subi des aléas climatiques. »