Photo : BNIC / Stéphane Charbeau
Photo : BNIC / Stéphane Charbeau

Cet automne, le cognac peut s’écrire avec un V, celui d’une victoire qui fait date au regard de la protection de l’Indice Géographique Cognac (IG) en Chine.

Pour la première fois, au mois de septembre dernier, un tribunal chinois a reconnu que l’importation et la vente de faux produits portaient atteinte à la marque collective « Cognac ». « Cette décision est l’aboutissement de plusieurs années de travail et de coopération entre le BNIC et les autorités chinoises. L’enregistrement de l’IG Cognac en 2009, puis de la marque collective en 2020 et enfin, des décisions administratives et judiciaires en 2021 sur ce marché clé, sont des étapes essentielles pour notre filière », commente Amandine Duthilleul, responsable du département Protection de l’appellation Cognac du BNIC (Bureau National Interprofessionnel du Cognac). C’est la cour de Justice de Chengdu qui a rendu ce verdict en première instance en faveur du BNIC, ce qui permet de rappeler combien le département protection de l’appellation fait un énorme travail dans l’ombre.

Cette décision de justice fait suite à une saisie de quelque 10 000 flacons de faux cognac saisis par les douanes. Cette traque fut facilitée par les équipes du BNIC et les contrefaçons ont été détruites. Le cognac, souligne le communiqué du BNIC, « très exporté dans le monde et bénéficiant d’une grande notoriété est par conséquent un produit convoité et donc sujet à la contrefaçon. Pour le BNIC, la protection de l’IG Cognac est un enjeu prioritaire, notamment en Chine, second marché d’exportation du cognac ».

Ainsi, les victoires juridiques sont autant de reconnaissance à l’endroit d’un territoire et d’un savoir-faire. Récemment, d’autres combats ont été gagnés en Afrique sub-saharienne, en Grèce ou encore au Mexique.