Pour les 20 ans de Michel Reybier à la tête de Cos d’Estournel, le millésime 2020 se démarque par un habillage singulier. L’heureux propriétaire en profite pour rappeler que ce haut-lieu du vin porte plus de deux siècles d’histoire. Les Hommes passent, la magie reste.

Il est reconnaissable entre tous, avec ses pagodes, sa porte de Zanzibar ou ses éléphants, par-ci, par là. Sur sa colline de Saint-Estèphe, lorsque Louis-Gaspard d’Estournel a décidé de faire édifier ce château pour accompagner ses quelques hectares de vignes, on a pu le prendre pour un fou. Une demeure de Maharadjah dans ce coin du Médoc, il fallait oser. Les millésimes ont passé, du vin a coulé sous les ponts et ce Grand Cru Classé 1855 est devenu mythique, autant pour son vin que pour ses murs. La folie de Louis-Gaspard d’Estournel avait raison. Dès lors, la venue des propriétaires successifs ne pouvait que relever d’un coup de foudre pour ce domaine hors-normes. « C’était Cos sinon rien », résume Michel Reybier qui a acquis cette propriété en 2000 (voir notre entretien « sur le divin »). C’est d’ailleurs cette phrase qu’il fait graver sur la bouteille vingt ans plus tard pour célébrer son passage, « entre audace et humilité ». Il faut rappeler la qualité exceptionnelle de ce millésime 2020 avec pour chef d’orchestre l’incontournable œnologue Dominique Arangoïts. Et pour consacrer « l’heureuse conjonction d’un site, d’un terroir, d’une architecture et de deux siècles d’histoire », le contenant est réalisé sous le signe de la pureté. Sur un flacon noir, on retrouve en gravure dorée l’empreinte exotique du château ainsi que la maxime manuscrite de Michel Reybier à qui l’on souhaite un très bel anniversaire.

Attendons la sortie en Primeurs de ce millésime 2020, dont la note et le commentaire de « Terre de Vins » vous seront bientôt révélés !