(photo Emmanuel Perrin)
(photo Emmanuel Perrin)

Au siècle dernier, on partait déjà en famille en Provence bien sûr… mais c’était en empruntant la route des vacances, la célèbre nationale 7, pour se précipiter sur les plages de la Côte d’Azur et ne plus guère en bouger pendant un mois. Aujourd’hui, les choses ont changé, pour satisfaire la curiosité grandissante des amateurs de vin. Voici six belles étapes provençales sous le signe de la vigne, issues du hors-série Sud de Terre de vins (à retrouver sur notre kiosque en ligne).

Épisode 2/6 : Château Mentone

Du potager à la chambre
Il a fallu tout reconstruire quand Marie-Pierre Caille, venue de l’événementiel, et son mari, Cyril, issu de la pâtisserie, sont arrivés en 2003 de Lyon pour remettre sur pied le château Mentone, à quelques kilomètres de Lorgues. À commencer par la restauration de la bâtisse et du vieux caveau. « On a choisi d’emblée un concept global, avec l’accueil des familles, et on a pris le parti de créer des modules à différents niveaux. » L’ancien moulin à huile a été reconverti en gîte, les maisons en duplex derrière le château sont réservées aux familles, avec matériel de puériculture, balançoires et autres jeux pour enfants. Les gîtes bénéficient d’une grande terrasse commune, ombragée, avec une plancha qui facilite le rapprochement tout en préservant l’intimité du château, où sont nichées cinq chambres d’hôtes. Le domaine abrite même depuis cette saison un joli lodge en bois, perdu dans le parc, à l’ombre d’un chêne centenaire pour couples d’amoureux en mal de tranquillité. Tout le monde peut se retrouver le dimanche, d’avril à novembre, autour d’un brunch familial, lors des tables d’hôtes le soir, d’un apéritif sur la grande terrasse face aux vignes, ou pour la soirée jazz mensuelle dans le vieux caveau. Le nouveau caveau, au design contemporain, a, lui, été confié à l’architecte Jean-Michel Wilmotte, tout comme la salle du restaurant « Il fallait soigner la proue du navire, souligne Marie-Pierre, car il attire les amateurs de vin autant que ceux d’architecture. » On peut y déguster toute la gamme : les rosés, qu’affectionne particulièrement la maîtresse de maison, mais également les rouges, comme la rare cuvée Château Rouge 2016, issue de vieilles parcelles de syrah et de cabernet sauvignon (23 €).
Marie-Pierre, rejointe depuis quelques mois par son fils Nicolas pour professionnaliser davantage la qualité de l’accueil, a voulu d’emblée fonctionner en ferme-auberge. 51 % des produits proviennent ainsi de l’exploitation : fruits, légumes, œufs, huile d’olive et vin bien entendu, le reste étant déniché chez des producteurs de Dracénie, « de préférence en bio, comme nos vins, certifiés depuis 2012 ». Les fournisseurs sont d’ailleurs cités à la première page du menu. Pour la prochaine saison, Marie-Pierre aimerait développer l’événementiel et Nicolas réfléchit à instaurer des visites pédagogiques du domaine et du potager.
83510 Saint-Antonin-du-Var
04 94 04 42 00 – Site internet

Épisode 1 : Château Saint Roux