Après le Brésil en 2013, le Chili et Équateur viennent de reconnaître l’appellation Champagne. Le couronnement de démarches entamées, pour certaines, il y a 12 ans.

Jean-Luc Barbier, directeur du CIVC pendant 10 ans, est certainement parti à la retraite en décembre dernier avec le sentiment du devoir accompli. Cet infatigable défenseur de l’appellation Champagne aura sillonné les quatre coins de la planète pour renforcer la protection de l’appellation Champagne, maniant avec un art consommé aussi bien la diplomatie et le lobbying que les actions en justice.

Sous sa direction, de grands marchés ont reconnu le caractère unique et spécifique des vins issus de la Champagne et la propriété intellectuelle du nom Champagne (Chine, Brésil, Canada, Mongolie, etc.)

Ce travail de fourmi continue à porter ses fruits, avec la reconnaissance le mois dernier de l’Institut Équatorien de la Propriété Intellectuelle. En enregistrant l’appellation Champagne, il donne au Comité Champagne les moyens d’agir contre toute utilisation abusive.

Autre pays de poids du continent Sud Américain : le Chili. En 2002, Il avait signé « un accord d’association [prévoyant] la réservation de la dénomination « Champagne » aux seuls vins mousseux bénéficiant de l’appellation d’origine protégée Champagne ». Mais cet accord n’entrait en fonction qu’au terme d’une période transitoire de 12 ans, soit au 1er février 2015 !

Dont acte. Dans une annonce publiée le 11 février sur son site, le CIVC se réjouit « de la reconnaissance désormais officielle et définitive de l’appellation Champagne au Chili ».

Il n’est champagne que de la Champagne !

Joëlle W. Boisson