Les présidents des associations régionales de l'UDSF tous unis derrière la candidature française portée par Philippe Faure-Brac. (photo JB)
Les présidents des associations régionales de l'UDSF tous unis derrière la candidature française portée par Philippe Faure-Brac. (photo JB)

Le 15 décembre prochain, la soixantaine de pays membres de l’Association de la Sommellerie Internationale votera pour désigner le pays chargé d’organiser le prochain concours mondial. La France est l’une des quatre nations candidates et rêve d’être enfin choisie.

Les échecs de la candidature française pour les concours du Meilleur sommelier du monde 2016 puis 2019 sont de mauvais souvenirs que Philippe Faure-Brac, président de l’Union de la Sommellerie Française, espère effacer de la mémoire de cette association. Début octobre dernier, à Reims, il a officiellement présenté les grandes lignes du dossier tricolore pour le rendez-vous 2022. Mais la France n’est pas seule sur la ligne de départ : Géorgie, Lettonie et Nouvelle-Zélande ont des atouts à faire valoir et le nombre de postulants va rendre les choses plus complexes encore.

“Notre force c’est la volonté commune qui nous anime. La famille de la sommellerie française est tout entière mobilisée à mes côtés pour soutenir cette candidature qui permettrait d’accueillir ce concours 33 ans après sa dernière tenue en France”, souligne Philippe Faure-Brac. Un président qui a affiné sa présentation et finalement retenu Paris comme ville d’accueil des délégations nationales et lieu des épreuves. “Pour défendre notre dossier, nous allons mettre à la disposition de tous les pays un film de présentation accessible via internet avant le 10 décembre. Cinq jours plus tard un scrutin électronique permettra à chacun d’exprimer son choix.”

S’il compte de nombreux soutiens, le dossier français bénéficie notamment de celui d’Hervé Novelli. Ancien ministre, c’est en tant que président du Conseil supérieur de l’œnotourisme qu’il a choisi de s’engager officiellement. D’autres personnalités devraient le rejoindre dans cette dernière ligne droite.

“Bienvenue chez nous !”

Mais le poids le plus important reste celui des professionnels de la sommellerie française. Fin octobre dernier, réunis à Paris, ils ont exprimé leurs encouragements unanimes. Un temps évoqué comme possible ville d’accueil, Lyon ne sera finalement pas concernée. Qu’importe, Laurent Derhé, président de l’association des sommeliers lyonnais et Rhône-Alpes, soutient le dossier tricolore sans réserve. “La notion d’accueil est essentielle, recevoir la sommellerie internationale sera un vrai plaisir. Ce sera l’occasion de montrer notre sens de l’accueil et la richesse de notre gastronomie. Je leur dis bienvenue chez nous !”

Chez les sommeliers de Bordeaux-Aquitaine, le discours du président Jean-Christophe Ollivier avoue ne même plus savoir à quand remonte l’organisation de cette épreuve dans l’hexagone tant cela semble lointain (1989, ndlr). “Il ne faut pas oublier que la France est à la source de la sommellerie et nous choisir nous permettrait à la fois d’afficher notre capacité à organiser un événement international exceptionnel et d’offrir un moment inoubliable à des délégations qui viendront souvent de très loin.”
David Fontaine, au nom des sommeliers du Val de Loire, espère lui aussi un succès de la candidature française. “Un tel concours chez nous sera l’occasion de mettre en avant la sommellerie et l’ensemble des métiers de la restauration. Les jeunes, encore en formation ou déjà en poste découvriront également jusqu’où les candidats peuvent aller dans l’excellence en se donnant beaucoup de mal. L’image sera forte pour notre profession.”

Autant de souhaits en forme d’encouragements alors que s’égrène le compte à rebours…