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Le Salon des Vignerons indépendants s’ouvre à Paris

Auteur

La
rédaction

Date

28.11.2013

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Le 35ème Salon des Vignerons indépendants qui s’ouvre au grand public ce jeudi à Paris (jusqu’au 2 décembre) est devenu, avec un millier d’exposants, le plus grand salon de vente directe de vins au monde, assurent les organisateurs.

« Le Salon est un peu l’ancêtre des Amap et de la vente directe à la ferme », s’amuse Jean-Jacques Jarjanette, directeur général des Vignerons indépendants de France (VIF, vignerons hors coopératives et maisons de négoce) qui attend quelque 130 000 visiteurs d’ici lundi à la Porte de Versailles.

Outre les séances de dégustation et un concours autour de 5500 vins – unique en son genre, puisque ce sont des amateurs avertis qui constituent le jury – le Salon est surtout l’occasion pour le public de rencontrer les vignerons derrière les bouteilles.

Les vins bio ou « nature » sont aussi présents que les vins conventionnels et toutes les régions viticoles de France sont représentées, avec des prix à la bouteille de 5 à une centaine d’euros.

Les Vignerons indépendants qui comptent 7000 adhérents organisent 11 salons annuels en France dont deux à Paris – celui d’automne et celui des Caves particulières, au printemps. Après avoir lancé des éditions à Londres, Hambourg et Maastricht (Pays-Bas) ils comptent conquérir l’Amérique du nord en 2014 avec deux salons prévus à Montréal et New York.

D’ici l’automne 2014, les VIF comptent lancer un site de vente en ligne, une plateforme unique proposant les crus des adhérents aux amateurs français et étrangers afin de prolonger la vente directe.

L’un des combats des VIF est d’obtenir pour l’Europe une simplification des droits d’accises payés par les vignerons aux douanes nationales puisqu’il n’y a pas de marché unique du vin et donc pas non plus de libre circulation des bouteilles vendues aux particuliers européens.

Les Vignerons indépendants ont suggéré que les paiements soient facilités via un guichet unique auprès des douanes nationales, qui joueraient ensuite les chambres de compensation. « Le dossier avance », fait savoir M. Jarjanette : la Commission européenne a créé un groupe de travail entre plusieurs Etats membres dont la France chargés de lui faire des propositions.