Autant discrète qu’inventive, la maison Augier se démarque avec des eaux-de-vie qui sortent des sentiers battus, forte d’un 100% folle blanche ou d’un cognac qui prend racine dans les embruns océaniques de l’île d’Oléron.

Créée en 1643, Augier est la plus ancienne maison de cognac et cette antériorité lui donne peut-être le gout des cépages oubliés ou des terroirs sous-explorés. “Les terroirs de l’appellation du cognac offre de multiples possibilités, chez Augier on aime se différencier, c’est très stimulant pour nous et particulièrement intéressant pour le consommateur”, explique le maître assembleur Aldrick Dehec. C’est sur l’île d’Oléron que la maison Augier vient chercher sa première originalité en cru Bois Ordinaires pour une eau-de-vie aérienne aux influences maritimes. A la dégustation, les notes d’agrumes viennent se mêler avec des parfums d’iode pour une coupe qui peut ravir les amateurs de whisky des îles écossaises. Pour ce cognac, l’élevage se fait en fût roux pour ne pas trahir la pureté de la palette aromatique. “C’est un cognac raffiné, iodé et floral qui sublime le savoir-faire traditionnel cognaçais”, soulignent David Pradère et Samuel Maje, les viticulteurs oléronais partenaires.

Plus loin de la mer, c’est en Grande Champagne, le premier cru en cognac, que la maison Augier vient chercher son autre originalité avec une eau-de-vie essentiellement issue du cépage folle blanche, une variété présente sur moins de 1% du vignoble aujourd’hui. “J’ai été séduit par la volonté́ de la Maison Augier de redécouvrir les sols et cépages méconnus du cognaçais”, explique Jean-Manuel Géral. Très aromatique, naviguant entre la poire, l’abricot sec et des notes de gelée de coings, ce cognac distillé sur lies fines est une très belle curiosité, renouant avec l’époque pré-phylloxérique pendant laquelle la folle blanche était présente.

Augier L’Océanique : 55€
Augier Le Singulier : 70€