Alors que le commerce en ligne ne cesse de progresser, différents sites sont apparus sur internet et proposent un accès facilité aux vins ou à l’œnotourisme. Tour d’horizon de ces nouveaux acteurs.

Sur internet, les choses vont très vite et certaines sociétés ont, par le passé, réussi à devenir rapidement très grandes. Malheureusement, le scandale retentissant du tristement célèbre site “1855.com” a eu pour effet de décrédibiliser un secteur pourtant vouer à jouer un rôle de plus en plus central dans le monde viticole. Les malversations de cette société auront toutefois eu une vertu, celle de rendre les consommateurs plus vigilants et plus exigeants. Les entrepreneurs ont évidemment perçu ce mouvement et ont ainsi développé d’autres modèles innovants palliant ces risques. L’un des plus importants est TWIL (“The Wine I Love”) dont la proposition est simple : faciliter l’acte d’achat. Pour cela, les consommateurs peuvent passer par l’application mobile qui permet de scanner une étiquette avec son téléphone et de l’acheter ensuite très simplement. La bouteille peut alors être directement livrée par le producteur ou par un caviste qui possède la cuvée en stock. Un procédé qui rappelle très fortement celui du précurseur du secteur Vivino. Sur son site internet (site de vente plus classique), TWIL met aussi en avant ses 2500 producteurs partenaires qui ont accès à une plus grande visibilité grâce à cette plateforme. Les domaines ont ainsi la possibilité de vendre directement aux clients qui passent commande par TWIL. A noter que TWIL a ouvert également une cave aux Batignolles à Paris, rappelant que ces nouveaux modes d’achat sont plutôt complémentaires avec le secteur traditionnel.

Le site thewinemakers.fr, pour sa part, surfe sur la mode des ventes privées de vin. En cela, il rappelle beaucoup d’autres sites comme lecarredesvins.com ou « demainlesvins.com. Le principe est le même, acheter pendant une période limitée des vins généralement assez rares et en quantité limitée. Les vins sont conservés chez le producteur qui ne les expédie qu’une fois la vente terminée. Pour inciter le consommateur à acheter, le site propose notamment des vidéos de présentation des vignerons et de leurs domaines.

Poésie et œnotourisme

Parfois, certains sites ne prétendent pas révolutionner la manière de fonctionner. Tout simplement, ils véhiculent une sincérité touchante et une véritable envie de faire plaisir. C’est le cas du site audeladuvin.com qui a été fondé par 3 passionnés qui partagent leur amour de la dive bouteille en parlant vrai. Ici les informations sont précises mais pas ennuyantes et on se plaît à lire les commentaires qui sonnent justes. Tout un univers où on pourra par exemple vous suggérer de lire un auteur de BD après avoir bu un Marsannay de Decelle Villa !

D’autres sites n’ont en revanche pas vocation à vendre du vin. C’est le cas de winalist.fr qui souhaite s’imposer comme la plateforme n°1 de réservation d’expériences oenotouristiques. Et les débuts sont prometteurs. L’entreprise vient notamment d’annoncer il y a quelques semaines la levée de 500 000 € pour continuer à se développer. Le site, disponible en 11 langues différentes, cible clairement les œnotouristes du monde entier, de la Chine aux Portugal, des Pays-Bas aux Etats-Unis. En quelques clics et selon vos envies, vous pouvez ainsi réserver une visite d’un domaine, une dégustation, une balade gourmande ou bien encore un tour guidé en vélo électrique ou camionnette vintage. Ce site est un vrai facilitateur, permettant une mise en relation aisée des clients avec les offres œnotouristiques dont certaines resteraient sans cela inconnues du plus grand nombre. Actuellement, les propositions sont très axées sur la Champagne, région depuis laquelle opère historiquement Winalist. Mais le Bordelais est aussi présent et les autres régions de France ainsi que l’étranger devraient apparaître dans les mois à venir. Un moyen d’élargir encore un peu plus le champ des possibles pour tous les amateurs de vin.