Décrié avant d’être dégusté. C’est l’histoire du millésime 2013. Pourtant, lors de la dégustation des Primeurs hier à Planète Bordeaux, l’œnologue Pascal Henot a confié avoir fait de belles découvertes.

« 2013 a été très décrié. Certes, ce n’est pas un grand millésime, mais il y a vraiment des belles choses. » Pascal Henot (œnologue conseil au Centre œnologique de Coutras- UCVA) est agréablement surpris par les vins dégustés aux Primeurs des Bordeaux-Bordeaux supérieurs hier à Planète Bordeaux. Et les découvertes se déclinent dans toutes les couleurs.

« 2013 est un grand millésime de rosés et une année incontestablement favorable aux blancs » explique l’œnologue. Mais du côté des rouges aussi, il a dégusté des Bordeaux « tout en rondeur et sur le fruit, idéaux pour une consommation rapide. » Seul hic : la quantité. « Ce sera extrêmement délicat pour des Bordeaux ou Bergerac en entrée de gamme, à flux tendus » précise-t-il.

Quant aux Bordeaux supérieurs, « certains manquent encore un peu de gras. C’est le gros enjeu de l’élevage de l’amener » selon lui. L’œnologue a eu deux coups de cœurs en Bordeaux supérieur. Le château la Verrière, « une réussite dans le millésime, avec une vraie structure enrobée et une belle densité ». Et « dans un style très différent, le château Titouan les chapelles, avec une harmonie d’ensemble très bien construite. Un vin respectueux du millésime, sur le fruit, avec une attaque souple, une bonne sucrosité et une belle rondeur » décrit-il.

En ce millésime 2013, pour ces ‘’ vins plaisir ‘’ Bordeaux et Bordeaux supérieurs, l’œnologue préconise un maximum de garde 5-6 ans.

Laura Bernaulte