(photo E. Garnaud)
(photo E. Garnaud)

Le copropriétaire du château Guiraud, premier grand cru classé de Sauternes, certifié bio depuis 2011, croit à une viticulture plus respectueuse de l’environnement. Et l’affirme haut et fort.

Tous les grands crus sont-ils amenés à passer au bio ? « Ça me paraît un point de passage obligé » affirme Xavier Planty. « Aubert de Villaine à la Romanée-Conti dit d’ailleurs depuis longtemps qu’il est anormal que les grands crus ne soient pas tous en bio. » Et d’expliquer : « Le raisonnement d’une marque est global, sur les qualités gustatives, mais aussi sur le comportement éthique. Derrière un grand cru, il y a forcément la promesse du vin et de la fidélité de la marque par rapport à son public. » Parmi les grands crus bordelais, le copropriétaire note « déjà un élan, mais des impossibilités dans certains crus, des incapacités d’humeur dans d’autres, et des blocages sociaux dans le troisième cas. » Et d’ajouter : « chacun ses problématiques. Chacun sa recette. » Optimiste, il constate néanmoins qu’à Bordeaux, « dans des appellations comme Sauternes, 10% de l’appellation est en bio, c’est énorme. D’autres sont aussi très avancées, comme les Côtes-de-Castillon. Il y a une certaine émulation. » Et de conclure : « Un cercle vertueux, ce serait bien. »