Ci-dessus : Pierre, Camille et Axelle Courdurié, Château Croix de Labrie.
Ci-dessus : Pierre, Camille et Axelle Courdurié, Château Croix de Labrie.

Quelques jours après les Vignobles K, c’est au tour du château Croix de Labrie d’expliquer les raisons pour lesquelles il a saisi le tribunal administratif de Bordeaux autour d’un litige avec l’INAO dans le cadre de la candidature au prochain classement de Saint-Émilion.

Faire la lumière sur les faits et apaiser les esprits. Quelques jours après Jean-Christophe Meyrou, Directeur Général des Vignobles K qui revenait sur les raisons pour lesquelles le château Tour Saint-Christophe avait saisi le tribunal administratif de Bordeaux pour défendre sa candidature, un temps retoquée par l’INAO, au prochain classement de Saint-Émilion, c’est au tour de l’autre château ayant entamé la même démarche, Croix de Labrie, d’apporter sa version des faits. Axelle et Pierre Courdurié, propriétaires de ce domaine d’un peu moins de 6 hectares figurant parmi les étoiles montantes de l’appellation et faisant office de prétendant sérieux aux belles places du classement, ont ainsi publié un communiqué visant à « apporter des précisions à ces articles et déclarations, afin d’éviter toute inexactitude ou ambiguïté sur nos intentions vis à vis de ce classement. »

« Pas une attaque contre le classement »

« Château Croix de Labrie n’a jamais attaqué le classement en cours ni eu l’intention de le faire mais a simplement souhaité obtenir des réponses à des questions et des incompréhensions résultant d’un courrier adressé par l’INAO dans lequel il lui était indiqué qu’il ne pouvait candidater au classement pour non-respect d’un critère d’ordre technique. Comme l’INAO et le règlement le permettent, le tribunal administratif de Bordeaux a été donc saisi de cette question dans le cadre d’une procédure au cours de laquelle l’INAO et Château Croix de Labrie ont pu exposer leurs arguments de manière constructive et apaisée. Le juge des référés a tranché en notre faveur dans une ordonnance en date du 24 décembre dernier demandant à l’INAO de nous permettre de candidater au classement », précise la famille Courdurié.

Et de conclure : « cette démarche n’était donc bien évidemment pas une attaque contre le classement ni contre l’INAO, qui a fait son travail et avec qui la communication n’a jamais été rompue, mais bien l’unique solution pour Château Croix de Labrie de préserver ses droits et de démontrer, s’il en était besoin, l’importance qu’il porte au classement de Saint-Émilion et son souhait de participer à cette formidable aventure collective. C’est pour cette raison que Château Croix de Labrie tient à réaffirmer son soutien et son engagement total dans ce formidable outil d’émulation collective qu’est le classement des vins de Saint-Émilion. »

Les choses étant revenues au clair pour ces deux propriétés, et sans doute pour d’autres candidats étant confrontés de façon similaire à des problèmes d’assiette foncière, l’examen du classement se poursuit, dans un contexte toujours marqué par le récent retrait de Château Angelus. Résultat des courses en septembre, s’il n’y a pas d’autres rebondissements d’ici-là.