Accueil Actualités Soutenu par une vingtaine d’agriculteurs, un viticulteur conteste une amende de l’OFB

Soutenu par une vingtaine d’agriculteurs, un viticulteur conteste une amende de l’OFB

Auteur

AFP

Date

29.09.2026

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Après un été de sécheresse historique, un jeune viticulteur a contesté vendredi devant le tribunal de Privas une amende de 500 euros reçue en 2024, soutenu par trois syndicats qui dénoncent des règles d'irrigation déconnectées des réalités agricoles.

« Si on est ici aujourd'hui, c'est parce qu'on est dans notre droit et qu'on n'a pas eu la possibilité de discuter », résume Quentin Coudeyre, accompagné d'une vingtaine d'agriculteurs, dont plusieurs membres de la FDSEA, des Jeunes agriculteurs et de la Coordination rurale, mais pas de la Confédération paysanne, qui dirige la Chambre d'agriculture de ce département.

L'amende concerne une visite de l'Office français de la biodiversité le 11 août 2024, dans le sud de l'Ardèche. À cette époque, ce territoire était placé en alerte renforcée pour la sécheresse et l'irrigation était limitée à certaines heures. En dehors de ce créneau, les pompes devaient être retirées du cours d'eau.

Or, sur l'exploitation de Quentin Coudeyre, l'agent constate que cela n'a pas été fait. « Je n'arrosais pas, alors je pensais être dans mon droit », explique le jeune viticulteur à la barre.

Son avocate, Me Christelle Cadet, relève quant à elle des arrêtés préfectoraux contradictoires sur le sujet, créant une confusion. Face à eux, la procureure de la République oppose la responsabilité du viticulteur et son obligation de se tenir informé des dispositions légales.

Des règles impossibles à appliquer ?

« Si l'amende est maintenue, ça voudra dire que demain tous les agriculteurs devront retirer le dispositif en dehors des heures d'irrigation ? », s'étrangle Sylvain Bertrand, président des irrigants de l'Ardèche, après l'audience.

« Le mien, par exemple, il faut une heure pour l'enlever, c'est techniquement impossible de le retirer le soir pour le réinstaller le matin ! », ajoute-t-il.

Le vice-président de la FDSEA, Benoît Nodin, ajoute : « Le tribunal défend l'administration, alors que c'est un imbroglio de règles obsolètes ! »
Le visage préoccupé, le jeune viticulteur parle, lui, d'une situation « compliquée à vivre » : « C'est difficile de voir les choses pour l'avenir. »

La décision du tribunal de police sera rendue le 18 décembre prochain.

Article écrit avec l'AFP